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2017: "S'il y a des responsabilités à prendre, je les prendrai" assure Montebourg

Très discret médiatiquement depuis plusieurs mois, l'ancien ministre de l'Economie s'exprime ce dimanche chez nos confrères de France 2. (Photo datant de février 2015)

Très discret médiatiquement depuis plusieurs mois, l'ancien ministre de l'Economie s'exprime ce dimanche chez nos confrères de France 2. (Photo datant de février 2015) - Kena Betancur - AFP

Au sortir d'une longue diète médiatique, l'ancien ministre de l'Economie affiche son ambition en vue de 2017, sans entrer dans les détails. L'occasion, également, de s'attaquer vertement à l'action de François Hollande ainsi qu'à son successeur, Emmanuel Macron.

"Le moment n'est pas venu", mais l'ambition est bien là. L'ancien ministre Arnaud Montebourg assure ce dimanche sur France 2 que "s'il y a des responsabilités à prendre" en vue des échéances électorales de 2017, il les prendra, même s'il s'agit d'une décision "difficile à prendre". 

Dans l'émission "13h15 Le dimanche", dont un court extrait a été dévoilé avant la diffusion, l'ancien avocat devenu entrepreneur décrit la politique comme "un système aujourd'hui bloqué, tombé dans le formol, en tout cas au plan national".

"Il va falloir certainement apporter un vent radical de transformation du monde politique", préconise l'ancien ministre, toujours membre du PS par "fidélité à ses convictions".

La primaire? Un "airbag anti-21 avril"

En vue de 2017, "s'il y a des responsabilités à prendre, dans une période où le pays s'interroge (...), je les prendrai", prévient Arnaud Montebourg. Mais, ajoute-t-il, "c'est une décision difficile à prendre, elle demande réflexion et travail, je n'en suis pas là, nous n'en sommes pas là, le moment n'est pas venu". Ce renouveau, "je ne crois pas que ça passe par les appareils politiques", prévient M. Montebourg.

"La droite a trouvé une solution, la primaire. La gauche pour l'instant la refuse", regrette celui qui était arrivé troisième lors de la primaire de gauche de 2011, derrière François Hollande et Martine Aubry. "La société n'est pas convoquée pour participer à la construction de la solution de l'année prochaine", déplore l'ex-ministre de l'Economie, alors que "les Français ont compris que la primaire est l'airbag anti-21 avril".

Dans un pays qui ne va, selon lui, pas mieux, contrairement à ce qu'affirme François Hollande, "vous avez besoin aujourd'hui d'un renouveau, avec des idées nouvelles, y compris iconoclastes", mais, regrette-t-il, "l'ancienne génération dit non".

Emmanuel Macron en prend pour son grade

Arnaud Montebourg s'en prend aussi à son successeur au ministère de l'Economie, le populaire Emmanuel Macron, qui s'est défini "ni à droite ni à gauche". "Je ne sais pas comment se définir avec une double négation, on ne se définit que positivement", lui rétorque l'ancien avocat, même s'il y a "des solutions nouvelles à gauche et à droite".

"Je serais prêt à discuter de ce qu'il (Emmanuel Macron, ndlr) propose". Mais "je ne sais pas ce qu'il propose, je ne comprends pas ce qu'un ministre de l'Economie fait quand il fonde un mouvement politique: quand on est ministre de l'Economie, on a beaucoup de problème à régler", relève Arnaud Montebourg.

Jé. M. avec AFP