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10 députés pour "l'abolition des privilèges": quand un titre sème la polémique...

L'article du Nouvel Observateur

L'article du Nouvel Observateur - -

Les propositions de dix députés de droite et de gauche "d'abolir les privilèges" des élus à l'Assemblée nationale a suscité de vives réactions dans l'hémicycle.

Piège? Mauvaise titraille? Les socialistes Olivier Faure, Jérôme Guedj, Razzy Hammadi, Barbara Romagnan et Karine Berger, les UMP Bruno Le Maire, Laurent Wauquiez et Gérald Darmanin et les Verts Barbara Pompili et François De Rugy poussent, jeudi dans le Nouvel Observateur, "un coup de gueule" dans lequel ils demandent, séparément et en leurs noms propres, l'abolition des "privilèges" des locataires du Palais Bourbon. Problème, certains d'entre eux se sont émus d'un problème de titraille et démentent tout "appel commun".

Ainsi, Karine Berger regrette que le site Internet de l'hebdomadaire évoque un "appel". François de Rugy dit sensiblement la même chose, jeudi sur France Inter. [L'URL de l'article montre en effet que le titre de l'article a été modifié après publication, NDLR].

Aucun pourtant ne contestent les propos, et les propositions, faites dans l'article.

"Je ne signe pas d'appel avec la droite"

"Il n'y pas d'appel signé, dément Razzy Hammadi sur France Info, moi je ne signe pas d'appel avec des gens de droite". "On s'est fait piéger", disent également d'autres signataires sur la même antenne.

Une version contestée par l'hebdomadaire. "Les 10 députés interrogés étaient au courant du procédé et savaient que la droite et la gauche seraient associées pour proposer des solutions, précise Julien Martin, auteur de l'article pour le Nouvel Obs. D'ailleurs, chaque verbatim est associé à un nom ce qui prouve qu'il ne s'agit en rien d'un appel collectif".

Toujours est-il qu'appel ou non, les propositions de ces dix députés, plutôt jeunes dans l'exercice de la fonction, n'ont pas fait l'uninamité chez leurs camarades, comme le rapporte Rue89.

C'est "du poujadisme ignorant", assène même la député de Paris Annick Lepetit. Visiblement, les privilèges restent un sujet sensible de la classe politique française et les reproches sur une volonté de se faire de la pub à moindre frais affluent. Une manière de détourner le regard du sujet de départ...


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