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Voitures brûlées au Congrès des DRH: qui sont les casseurs?

Sept véhicules ont été dégradés dont 3 incendiés jeudi au Bois de Boulogne.

Sept véhicules ont été dégradés dont 3 incendiés jeudi au Bois de Boulogne. - Capture BFMTV

Sept voitures ont été dégradées et 41 personnes interpellées jeudi, en marge du Congrès des DRH qui se tenait au Bois de Boulogne. Les suspects appartenaient à la "mouvance contestataire", une partie d'entre eux était cagoulée.

Pendant deux heures jeudi matin, des individus tentent de perturber le Congrès des DRH. La réunion se déroule dans un établissement chic du Bois de Boulogne devant lequel sont stationnées les voitures des participants. Sept d'entre elles sont dégradées dont trois totalement incendiées.

"Ils s'en sont pris à des véhicules qui étaient garés devant, des belles voitures, des BMW qui représentent le système contre lequel luttent ces gens", explique Maxime Reynié, photoreporter présent sur les lieux. 

Les casseurs sont des militants autonomes, membres de l'extrême gauche. Parmi eux, une trentaine sont cagoulés. Alors que les forces de l'ordre étaient présentent en nombre autour du Congrès, des policiers essuient aussi des jets de projectiles. En tout, 41 personnes sont interpellées

"C'est le profil black-bloc, entre 25-30 ans. Originaires pour ceux-ci de la région parisienne, pas connus visiblement pour l'instant des services de police mais reconnus comme sympathisants de l'ultra-gauche", détaille Loïc Lecouplier, secrétaire national du syndicat Alliance Police.

Un appel à "la chasse au DRH"

A côté de ces violences, une manifestation statique et organisée par l'Union syndicale Solidaires était autorisée. Celle-ci avait relayé, notamment sur les réseaux sociaux, un appel à "la chasse au DRH" à l'occasion du Congrès qui réunissait des responsables de grandes entreprises. La ministre du Travail, Muriel Pénicaud devait aussi être présence ce jeudi.

Appel à la manifestation et à la "chasse au DRH" lancé par Solidaires
Appel à la manifestation et à la "chasse au DRH" lancé par Solidaires © Capture Facebook

Après les débordements, Solidaires récuse toute violence dans ses rangs.

"On n'a rien vu comme événement particulier, ni voiture brûlée, ni jets de pierres, ni personnes cagoulées. Les seules personnes cagoulées, c'étaient deux ou trois gendarmes mobiles qui souhaitaient garder l'anonymat sans doute", assure Eric Beynel, porte-parole de Solidaires. 

Une enquête a été confiée à la Sûreté territoriale de Paris pour "violences sur personne dépositaire de l'autorité publique" et "dégradations de biens privés".
C. B avec Anne-Sophie Warmont, Johanna Giglia