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Viols et tortures à Verdun: six suspects mis en examen

Les faits se sont déroulés durant plus d'un mois dans un appartement du centre-ville de Verdun.

Les faits se sont déroulés durant plus d'un mois dans un appartement du centre-ville de Verdun. - Jean-Christophe Verhaegen - AFP

Une jeune femme a été séquestrée durant plus d'un mois dans un appartement, subissant viols et tortures. Trois hommes et trois femmes ont été mis en examen dimanche.

Six personnes ont été mises en examen et écrouées dimanche pour leur participation présumée à des viols et des tortures infligés à une jeune femme âgée de 20 ans, séquestrée durant plus d'un mois dans un appartement du centre-ville de Verdun, dans la Meuse.

Les six suspects, trois hommes, dont deux connus des services de police, et trois femmes, tous âgés de 19 à 27 ans, "reconnaissent les faits, mais sans prendre conscience de leur gravité", a précisé une source judiciaire. Ils sont poursuivis pour viol, actes de barbarie, et séquestration.

La victime, elle, est une jeune apprentie dans la restauration, souffrant d'une légère déficience mentale, qui résidait dans un foyer de jeunes travailleurs. Elle a été prise "sous son aile" par deux femmes qui l'ont séquestrée à leur domicile, a expliqué une source proche du dossier. Là, elle a subi de multiples violences, notamment de la part d'amis de ces femmes.

Sauvée par son éducatrice

Soumise à un "esclavage sexuel", la jeune femme a subi des brûlures, des coups de cutter et de matraque. Elle a été contrainte de s'immerger dans une rivière glacée, de dormir par terre, de manger de la nourriture pour chat, de pratiquer des actes zoophiles et de se faire raser la tête.

Selon la presse locale, la jeune femme a pu être sauvée grâce à son éducatrice, qui la suit depuis des années. Mardi dernier, elle a convaincu ses bourreaux de l'accompagner chez son éducatrice pour récupérer sa carte bancaire. En découvrant son visage tuméfié, l'éducatrice a immédiatement voulu prévenir les urgences. Les suspects ont tenté de la dissuader, prétextant un passage à tabac en boîte de nuit, selon Le Républicain Lorrain. Mais elle a tenu bon, mettant ainsi fin au calvaire de la jeune femme.

A. G. avec AFP