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Violences au TGI de Paris: le policier mis en cause placé en garde à vue

Le TGI de Paris. (Photo d'illustration)

Le TGI de Paris. (Photo d'illustration) - Alain Jocard - AFP

Le policier stagiaire, qui avait été filmé en train de frapper un détenu au tribunal de Paris, a été placé ce jeudi soir en garde à vue.

Le policier stagiaire filmé en train de violenter un détenu au tribunal de Paris a été placé en garde à vue jeudi en début de soirée.

Deux enquêtes, dont l'une pour "violences par personne dépositaire de l'autorité publique", ont été ouvertes jeudi, à la suite de la diffusion d'images de videosurveillance le montrant menotter puis frapper au sol un détenu devant être jugé en comparution immédiate pour vol. Ces deux enquêtes ont été confiées à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la "police des polices".

Il a par ailleurs été suspendu comme l'a dit le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, qui a condamné les faits "avec la plus grande fermeté". Des images de vidéosurveillance, d'une durée de près de six minutes, montrant ce gardien de la paix menottant puis frappant au sol un homme qui devait être jugé en comparution immédiate pour vol avaient été révélées sur internet par le site La-bas.org. Celui-ci a révélé que les faits s'étaient déroulés le 9 juin dernier. Le site a assuré que c'est un policier, soucieux de dénoncer ces agissements, qui avait transmis la vidéo. 

Le déroulé des faits 

La vidéo montre un homme qui semble refuser de retourner dans sa cellule. Après environ 45 secondes de lutte au corps à corps, le gardien de la paix qui l'escorte l'immobilise au sol et le menotte. Il le ramène violemment jusque dans sa cellule, avant de lui asséner des coups de pied alors qu'il est au sol et menotté, sous le regard de deux de ses collègues arrivés en renfort et qui éloignent ensuite le policier.

Selon le bilan de l'IGPN pour 2017 publié récemment, les enquêtes sur des violences volontaires imputées à des policiers ont augmenté de 6% par rapport à 2016. Dans le cadre professionnel, ces violences relèvent pour 19% de faits commis dans les locaux de police, notamment lors du déroulement d'une garde à vue ou d'une rétention (10%).

R.V. avec AFP