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Violences à La Réunion: témoignages

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La Réunion a connu une deuxième nuit de violences contre la vie chère ce jeudi. 4 policiers ont été blessés et 31 personnes interpellées. Des renforts de gendarmes sont attendus dans l’île. Bernadette, une habitante de Saint-Denis témoigne sur RMC.

Les violences urbaines contre la vie chère s’intensifient et s’étendent à La Réunion. Pour la deuxième nuit consécutive, des centaines de jeunes ont affronté les forces de l’ordre, faisant 4 blessés parmi les policiers. 31 personnes ont été interpellées, soit 49 en deux jours. Les troubles, démarrés mardi soir à Saint-Denis dans le quartier du Chaudron et au Port, ont gagné dans la nuit de mercredi à jeudi la ville de Saint-Benoît dans l’est de l’île. Un policier, deux gendarmes et un vigile ont été blessés. Dix commerces ont été pillés ou vandalisés et douze voitures incendiées.

« Obligée de faire plusieurs petits boulots pour m’en sortir »

Bernadette, une habitante de Saint-Denis interrogée par RMC dénonce ces violences : « J’ai entendu toute la nuit des explosions. On peut manifester sans casser les magasins ! ». Mais elle tient à rappeler les difficultés au quotidien que connaissent les Réunionnais. « La vie ici est très chère. Fruits, légumes… Tous les produits locaux sont hors de prix. Même chose pour l’essence et le gaz. Je suis obligée de faire plusieurs petits boulots, sans cela je ne m’en sortirais pas ».

« L’objectif des émeutiers : piller les supermarchés »

« Les émeutiers n'ont qu'un objectif : prendre et piller des supermarchés » explique de son côté Benoit Hubert, le directeur de cabinet du préfet de La Réunion. Pour éviter toute contagion, un escadron de gendarmes mobiles est attendu ce jeudi sur l’île pour renforcer les effectifs présents sur le terrain.

La Rédaction