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Viol à La Rochelle: les tests ADN de 527 personnes ont débuté

Le viol a été perpétré au lycée catholique Fénelon, à La Rochelle.

Le viol a été perpétré au lycée catholique Fénelon, à La Rochelle. - -

Après le viol d'une lycéenne à la Rochelle en septembre dernier, la police débute ce lundi un prélèvement massif d'ADN sur 527 personnes, pour tenter de confondre l'agresseur.

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C'est une mesure très rare, qui plus est en milieu scolaire, que les enquêteurs vont mettre en oeuvre. La police de La Rochelle, en Charente-Maritime, débute ce lundi un prélèvement d'ADN sur 527 personnes de sexe masculin, majeures et mineures, dans un lycée du centre-ville, pour tenter d'identifier l'auteur d'un viol commis dans cet établissement privé.

Le 30 septembre dernier, une élève de 16 ans avait été violée dans les toilettes, lumière éteinte, ce qui avait empêché la victime de fournir des éléments probants à la police chargée de l'enquête préliminaire. Un profil génétique masculin, correspondant à un ADN inconnu, avait toutefois pu être isolé sur les vêtements de l'adolescente.

"On a un événement qui s'est produit sur le temps scolaire dans un espace clos. Il n'y a pas 36 solutions pour trouver la personne qui a commis cet acte", acquiesce Chantal Devaux, la directrice du lycée.

Cette solution est donc de prélever l'ADN de tous des hommes présents dans l'établissement le 30 septembre dernier, soit 527 personnes, lycéens, enseignants et personnels techniques compris.

Tout récalcitrant au test sera "suspect"

Ce prélèvement massif a été choisi après plusieurs mois d'une enquête jusqu'ici infructueuse.

"Il a fallu s'assurer de la crédibilité de la jeune fille", a expliqué Isabelle Pagenelle, procureur de la République à La Rochelle. "Il a fallu rechercher des traces ADN sur ses vêtements, vérifier qu'elles n'appartenaient pas à un de ses proches et les comparer avec les profils enregistrés au fichier national automatisé des empreintes génétiques".

Toutefois, la législation française précise qu'il est possible de refuser ce test génétique. Mais le procureur a d'ores et déjà averti tous les potentiels récalcitrants: "Les personnes qui disent 'non' deviennent des suspects potentiels pour lesquels on peut envisager la garde à vue et la perquisition", prévient-elle.

Un élève du lycée a fait parvenir à BFMTV.com une copie de la convocation au prélèvement qu'il a reçue, assortie d'un formulaire d'autorisation et d'un courrier explicatif.

Cependant, Isabelle Pagenelle n'a pas écarté la piste d'un agresseur venu de l'extérieur et qui aurait pu quitter l'établissement après le crime. Il faudra plusieurs semaines avant de connaître les résultats des analyses d'ADN.

Saber Desfarges (vidéo: B. D. et B. G. et O. G.)