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Villejuif: un couple se suicide pour trois mois d'impayés

C'est le propriétaire de l'appartement, venu sur place discuter avec eux de leur situation financière, qui aurait découvert les corps. (ici, l'immeuble du couple, à Villejuif, en région parisienne)

C'est le propriétaire de l'appartement, venu sur place discuter avec eux de leur situation financière, qui aurait découvert les corps. (ici, l'immeuble du couple, à Villejuif, en région parisienne) - Google Street View

L'homme et la femme, âgés de 60 et 49 ans et de nationalité coréenne, ne parvenaient plus à payer le loyer de leur studio depuis trois mois.

Un homme de 60 ans et sa femme de 49 ans ont été retrouvés pendus, lundi 4 octobre dans l'après-midi, dans le salon de leur studio de Villejuif dans le Val-de-Marne, signale Le Parisien.

Le couple de Coréens a vraisemblablement mis fin à ses jours en raison de trois mois de loyers impayés - une somme qui équivaudrait, au total, à 2.500€, selon un agent immobilier cité par le quotidien. C'est le propriétaire de l'appartement, venu sur place discuter avec eux de leur situation financière, qui aurait découvert les corps.

Sur la table du salon, à côté d'une bague, d'un téléphone et de 68 centimes d'euros, le couple a laissé un mot qui semble expliquer sa décision: "On n'a pas d'une famille, des amis à contacter. La caution (1.350€) est laissée à M.Z. (le propriétaire de l'appartement, NDLR.) pour le loyer et des immeubles se laissent pour les autres. On voudrait enterrer partout en France. SVP. Désolée." 

L'enquête ne permet pour l'instant pas de déterminer avec précision la date du suicide mais un téléphone retrouvé sur les lieux fournit des renseignements sur leur dernier appel, qui remonterait au 13 septembre. Une autopsie sera pratiquée prochainement à l'Institut médico-légal de Paris. 

"C'est incompréhensible, ce qui s'est passé", confie le gardien de l'immeuble où ils vivaient au Parisien. "Ils étaient tellement gentils. Ils parlaient mal le français mais à chaque fois qu'ils me croisaient, ils se courbaient pour me saluer." 

Claire Rodineau