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Valence: ce que l'on sait du conducteur qui a foncé sur des militaires

Au lendemain de l'agression de quatre militaires en faction devant une mosquée à Valence, voici ce que l'on a appris sur l'auteur des faits.

On en sait encore peu sur l'homme qui a foncé vendredi 1er janvier, à bord d'une Peugeot 307, sur quatre militaires en faction devant la mosquée de Valence. Selon les premiers éléments de l'enquête, l'homme, qui a agi seul, est âgé de 29 ans. Il est originaire de Bron, dans la banlieue de Lyon. Son véhicule, un break rouge, était immatriculé en Savoie.

Hospitalisé sous le régime de la garde à vue, il sera entendu par les enquêteurs de la police judiciaire de Lyon "dès que son état médical le permettra, peut-être dès (ce) samedi", a indiqué une source proche du dossier. Alex Perrin, le procureur de Valence, qui s'est exprimé samedi, en début d'après-midi, a apporté de nouvelles précisions sur l'individu, indiquant qu'il n'était pas connu des services de police et n'avait pas d'antécédents pénaux". 

Inconnu des services de police

Confirmant les dires de l'un des imams de la mosquée de Valence, Abdallah Dliouah, qui décrivaient une personne "d'origine maghrébine", le procureur a ajouté que l'homme était un Français d'origine tunisienne. Pratiquant, il fréquentait la mosquée de Bron, où il réside, et occasionnellement celle de Valence, où il a de la famille. L'épouse du conducteur, interrogée par la police s'est montrée très surprise de son acte.

"C'est manifestement quelqu'un qui agit en solitaire et sans lien particulier avec une mouvance d'ordre terroriste", a également précisé le procureur, selon lequel l'homme n'était pas signalé pour son appartenance à des groupes radicaux.

Se présenter comme un martyr

Au moment de foncer sur les militaires, il aurait cependant proféré les mots "Allah est grand, qui montrent tout de même qu'il y a un lien avec une certaine religiosité" ainsi que des propos "assez confus", lorsqu'il a été pris en charge par les secours, "indiquant tantôt qu'il souhaitait tuer des militaires parce que les militaires 'tuaient des gens'. Et d'autres part, qu'il souhaitait être tué par des militaires, comme si c'était une façon de se présenter comme un martyr". 

Des images de propagande jihadiste ont par ailleurs été trouvées sur son ordinateur, saisi lors des perquisitions menées à son domicile de Bron, a indiqué le procureur en fin de journée, ce samedi. 

L'homme, qui a été blessé à un bras et à une jambe par les tirs de Famas, d'un militaire, est actuellement hospitalisé. Il a été opéré vendredi en fin de journée et placé, en parallèle, en garde à vue, sous la qualification de tentative d'homicide sur personnes dépositaires de l'autorité publique.

M. R. avec AFP