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Val-d'Oise: une sénatrice LR, menacée après la suppression d'un terrain de foot, porte plainte

Les chiffres publiés le 19 avril se basent sur le nombre de dépôts de plainte.

Les chiffres publiés le 19 avril se basent sur le nombre de dépôts de plainte. - AFP

Les tensions se sont cristallisées après l'annonce, le 29 mai, du réaménagement d'un terrain de sport synthétique installé au pied des immeubles d'un quartier populaire.

La sénatrice (Les Républicains) Jacqueline Eustache-Brinio, également conseillère municipale de Saint-Gratien (Val-d'Oise), a dénoncé ce mercredi "l'impunité permanente" de certains jeunes dont elle subit les intimidations, après la décision de la municipalité de supprimer un terrain de foot accueillant des matchs illégaux.

La famille de Jacqueline Eustache-Brinio a déposé plainte mardi après qu'une personne a proféré des menaces à l'encontre de la mère de la sénatrice, qui réside dans le quartier du terrain de foot.

Les tensions se sont cristallisées après l'annonce, le 29 mai, du réaménagement d'un terrain de sport synthétique installé au pied des immeubles d'un quartier populaire.

Éviter la tenue de "tournois clandestins"

Objectif selon la ville: éviter la tenue de "tournois clandestins" avec des "centaines" de joueurs qui "s'approprient l'espace public".

Des matchs illégaux qui rassemblent des jeunes de différents quartiers rivaux, à l'image de celui qui s'est déroulé à Grigny (Essonne) le 26 mai, auquel ont participé entre 300 et 500 personnes.

L'annonce de la suppression de ce terrain, qui deviendra en partie, un espace de jeux pour enfants, a suscité la colère de quelques dizaines de jeunes adultes.

"Ils bloquent des ronds-points, ils ont lancé des pierres sur la mairie", a dénoncé Jacqueline Eustache-Brinio, qui fut maire de la commune pendant 16 ans.

"On sait où ta grand-mère habite"

"Lundi soir, ils ont débarqué à 40 devant chez moi, à faire le bazar, à m'insulter, en disant à mon fils 'on sait où ta grand-mère habite'", a-t-elle expliqué à l'Agence France Presse (AFP). Le groupe est revenu le lendemain.

"Ils me défient mais ils ne me font absolument pas peur", a-t-elle assuré, même si elle a réduit ses déplacements face à ces jeunes qui sont, selon elle, dans "l'impunité permanente".

Interpellé mardi lors des questions au gouvernement du Sénat, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a condamné des faits "insupportables, inacceptables."

"J'ai demandé au préfet de prendre langue avec elle pour que tous les moyens soient mis évidemment pour garantir sa liberté d'expression", a-t-il assuré.

F.B. avec AFP