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Une vingtaine de corps de Poilus retrouvés dans la Meuse

Des ossements de Poilus ont été découverts en forêt dans la Meuse.

Des ossements de Poilus ont été découverts en forêt dans la Meuse. - -

Drôle de découverte dans une forêt: les corps d'une vingtaine de soldats morts à la bataille de Verdun ont été mis à jour. Leur identification est en cours.

C'est à l'emplacement d'une ferme aujourd'hui détruite que les cadavres d'une vingtaine de Poilus ont été découverts ce jeudi et ce vendredi à Fleury-devant-Douaumont, près de Verdun dans la Meuse. "Ce sont des touristes allemands qui avaient découvert mardi des ossements affleurant et qui avaient donné l’alerte", explique L'Est Républicain.

Il s'agit de "la première découverte de cette ampleur depuis au moins 20 ans", selon le directeur de l'ossuaire de Douaumont, Olivier Gérard, interrogé par l'AFP.

Sept corps identifiés

"Cette découverte est assez exceptionnelle: les squelettes sont pratiquement entiers et la plupart d'entre eux sont identifiables", a renchéri Yves Le Clair, procureur de la République à Verdun. La preuve: on connaît le nom et l'origine de sept d'entre eux ce vendredi soir, explique L'Est Républicain qui détaille leur identité.

Selon les premiers éléments, il s'agirait de soldats français, âgés de 30 à 40 ans, morts au combat entre fin mars et début avril 1916.

Sur place, les archéologues poursuivent leur travail d'extraction des corps et d'examen des ossements qui sont transférés "dans une salle mise spécialement à disposition à Hôpital Desandrouins de Verdun", explique France 3 Lorraine.

Les objets personnels des Poilus sont également extraits et rangés précieusement.

"Des couteaux, des croix, une bague, des montres"

Ont été retrouvés "des porte-monnaie contenant des pièces en argent, des culots de pipes, un briquet, un peigne, une paire de ciseaux, des couteaux de poche, des croix de chapelets, une médaille de communion, un livret militaire et un carnet miraculeusement conservés, une bague, un crayon, ou encore deux montres qui marquaient 11h07 et 11h14, sans doute l’heure approximative du bombardement de l’endroit", détaille Le Républicain Lorrain.

Le service des Sépultures militaires va être contacté pour la recherche d'éventuels descendants qui pourront, s'ils le souhaitent, récupérer leurs corps et leurs affaires personnelles. Dans le cas contraire, ils seront inhumés à la nécropole de Fleury ou dans l’Ossuaire de Douaumont.