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Une mère nordiste condamnée pour l'absentéisme scolaire de son fils

Une mère a été condamnée à quatre mois de prison avec sursis pour l'absentéisme de son fils (photo d'illustration).

Une mère a été condamnée à quatre mois de prison avec sursis pour l'absentéisme de son fils (photo d'illustration). - Fred Dufour - AFP

Une mère de famille, qui protégeait son fils malgré son absentéisme répété, a été condamnée jeudi à quatre mois de prison avec sursis.

Les 79 demi-journée d'absentéismes d'un jeune nordiste ne sont pas passées inaperçues. La mère de ce collégien, qui réside dans la commune d'Escaudain, dans le Nord, a été condamnée jeudi à quatre mois de prison avec sursis. Une peine rarement prononcée, ce type d'affaires se réglant habituellement en dehors du cadre juridique.

En 2012, le jeune garçon fait sa rentrée en sixième. Très vite, il commence à rater les cours. Selon la principale de l'établissement, interrogée par Le Figaro, il n'est "presque jamais venu au collège". En septembre 2013, la sentence tombe: c'est le redoublement. Mais le garçon ne vient toujours pas en cours. En quatre mois, il est absent 79 jours.

Crises d'asthme?

Alors que la mère s'obstine a refuser le dialogue avec l'Education nationale, la police mène son enquête. A plusieurs reprises, elle convoque la mère de l'enfant dans le but de comprendre pourquoi le collégien ne va pas en cours. Cette quadragénaire brandit alors l'excuse de crises d'asthme répétées, sans pouvoir le prouver, ce qui entraîne une poursuite judiciaire pour "soustraction sans motif légitime à ses obligations légales". Lors de l'audience au tribunal, la mère de famille joue elle aussi la carte de l'absence, prétextant une panne de voiture et une erreur dans la date, rapporte La Voix du Nord. Le procureur qualifie son comportement de "mauvaise foi": "Ce sont les parents qui doivent forcer l'enfant à aller à l'école", insiste-t-il.

Absente au tribunal

Quant à l'argument des crises d'asthme répétées, il est aussitôt balayé par le médecin de famille, appelé à la barre pour témoigner. L'enfant aurait certes été atteint d'une "bronchite asthmatiforme", mais cela n'est pas suffisant pour justifier de 79 demi-journées d'absence. Sur les six mois de prison avec sursis requis, la mère du collégien n'en obtiendra que quatre, le tribunal ayant tenu compte de la "situation douloureuse" de la famille. L'autorité parentale lui a été retiré pour un an.

A. Dt.