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Un sexagénaire tue son fils handicapé avant de se suicider

Le drame s'est produit, selon le quotidien "Sud Ouest", dans la résidence Clos Sainte-Quitterie de Bruges.

Le drame s'est produit, selon le quotidien "Sud Ouest", dans la résidence Clos Sainte-Quitterie de Bruges. - -

Les deux corps ont été découverts mardi dans l'appartement familial de Bruges, près de Bordeaux. L'homme avait laissé un document écrit où il indiquait son intention de mettre fin au "calvaire de son fils" tétraplégique.

Drame familial en Gironde. Le corps d'un homme de 60 ans et celui de son fils tétraplégique de 23 ans ont été découverts mardi dans leur appartement à Bruges, près de Bordeaux, a communiqué mercredi le parquet. Le père avait laissé un document écrit où il indiquait son intention de mettre fin au "calvaire" de son fils.

Les deux corps ont été découverts mardi par la mère du jeune homme. Séparée du père, elle était venue depuis Rouen rendre visite à son fils, qui résidait en semaine dans un établissement hospitalier spécialisé en rééducation physique.

Inquiète de ne pas le trouver dans l'établissement, elle s'était rendue à l'appartement, munie des clés que lui avait confiées l'hôpital. Ne parvenant pas à ouvrir la porte, qui était verrouillée de l'intérieur, elle a alerté les secours.

Tétraplégique depuis un accident

Le corps du père de famille a été retrouvé immergé dans la baignoire, à proximité d'une bouteille d'alcool fort et de médicaments. Son fils, adopté à l'âge de trois ans, était étendu sur son lit médicalisé avec une blessure à l'aine, a précisé le procureur de la République adjoint, Gérard Aldigé.

Selon le magistrat, le jeune homme avait été victime d'un grave accident de la route "il y a trois ou quatre ans". Depuis, il se trouvait tétraplégique et pouvait plus que "parler". Il n'y avait en outre "pas d'espoir qu'il puisse recouvrer sa capacité à se mouvoir".

"Le père a laissé un document écrit à destination de son ex-épouse, dans lequel il s'interroge sur l'avenir de son enfant et où il dit avoir décidé d'interrompre 'le calvaire' de son fils", a encore indiqué le magistat. "Il se confirme que le père a mis fin aux jours de son fils avant de se donner la mort. Il s'agit d'un drame humain", a-t-il conclu.

M. T. avec AFP