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Un scénario à la "Orange mécanique" aux assises de l'Isère

Devant les assises de l'Isère, les policiers ont évoqué un scénario digne d'Orange mécanique.

Devant les assises de l'Isère, les policiers ont évoqué un scénario digne d'Orange mécanique. - -

Viol, violences, humiliations, les policiers ont raconté aux assises de l'Isère un fait divers dont l'horreur des faits leur a fait penser au scénario du film "Orange mécanique" de Stanley Kubrick.

Une policière a décrit jeudi comme un "scénario à la 'Orange mécanique'" la séquestration d'un couple en mai 2010 près de Grenoble, avec viol de la jeune femme entre autres agressions, lors du procès des agresseurs aux assises d'Isère.

Il est reproché aux trois accusés, âgés de 21 à 23 ans, d'avoir commis entre le 17 et 24 mai 2010 quatre agressions, notamment des vols avec arme, qui s'étaient achevées par la séquestration d'un couple de trentenaires à son domicile à Echirolles. La jeune femme, absente au procès pour des raisons de santé, avait été violée par deux des trois accusés.

"Entre nous, on parlait de scénario à la 'Orange mécanique'", a rapporté à la barre le lieutenant de police Virginie Vaquer, évoquant une "montée en puissance" des actes de violence et des humiliations.
"En plus de ce qu'ils avaient fait subir aux victimes, il y avait comme une volonté de les rabaisser encore plus", a-t-elle souligné.

Les agresseurs encourent la réclusion criminelle à perpétuité

Auparavant, l'enquêtrice avait rapporté les déclarations du couple lors de leur audition le lendemain de l'agression. L'homme avait raconté s'être fait aborder par trois hommes au visage dissimulé sous des capuches et des foulards le 24 mai 2010 vers 4 heures du matin, alors qu'il promenait son chien. Le menaçant avec une arme de poing et un couteau, ces derniers l'avaient contraint à les conduire à son domicile.

Sofiane, Eddie et Aloïs, qui ont reconnu partiellement les faits lors de leur garde à vue et dont des traces ADN ont été retrouvées sur des objets dérobés aux victimes, avaient "retourné" l'appartement et s'étaient emparés de leurs cartes bleues après avoir extorqué leur code.

Les trois hommes poursuivis pour vol avec arme, séquestration, escroquerie et viol avec arme encourent trente ans de réclusion criminelle.