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Un réseau de trafic d'être humains entre la France et l'Espagne démantelé

Un véhicule de la guardia Civil - Photo d'illustration

Un véhicule de la guardia Civil - Photo d'illustration - Flickr

Sept personnes ont été incarcérées en Espagne, soupçonnées d'être les principaux acteurs d'un trafic d'êtres humains d'envergure entre la France et l'Espagne.

Un trafic d’êtres humains entre la France et l’Espagne sur fond d’esclavagisme moderne. Sept personnes ont été interpellées dans la région de San Sebastian, au Pays basque espagnol, révèle Europe 1. Elles sont soupçonnées d’avoir acheminé plus de 350 migrants clandestins ces derniers mois, principalement originaires de l’Afrique de l’ouest, jusqu’en France, où ils étaient revendus à d’autres associations criminelles.

La technique était bien rodée. Les suspects promettaient une nouvelle vie à des Maliens, des Sénégalais et des Ivoiriens, leur fournissant de faux papiers et les acheminant jusqu’en Espagne par des petits bateaux. Avant leur transfert en France, les migrants étaient soignés dans des centres de soins gratuits en Espagne. Entassés dans des appartements, ils traversaient ensuite la frontière franco-espagnole en train ou en taxi. Arrivés en France, ils étaient revendus à d’autres réseaux criminels.

Des centaines de milliers d'euros

"C’est du pur crime organisé, du trafic d’êtres humains. Il y a des gens en France, en Grande-Bretagne, en Allemagne, qui vont acheter quatre, cinq, sept personnes africaines et ils les envoient devant les portes des églises, des supermarchés pour mendier ou bien ils les font travailler dans des écuries. On parle vraiment d’esclavage. L’esclavage du 21e siècle", a assuré à Europe 1 José Nieto Barroso, inspecteur en chef chargé du renseignement pour l’unité centrale de lutte contre l’immigration illégale.

Les sept suspects ont été incarcérés. La police cherche maintenant à déterminer à qui ont été vendus les migrants et combien d'argent le trafic d'êtres humains a pu rapporter. Selon leurs premières estimations, il pourrait avoir rapporté des centaines de milliers d’euros. L'Espagne est la nouvelle porte d'entrée des migrants en Europe.

G.D.