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Un réseau de proxénètes démantelé dans le sud de la France

Notre-Dame de Paris

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La police a procédé à l'arrestation de huit personnes dans le sud de la France, soupçonnées d'appartenir à un réseau de proxénètes "particulièrement violent".

Des jeunes femmes à peine majeures, forcées de ramener entre 200 et 600 euros chaque jour à leurs proxénètes sous peine de recevoir des coups. Poussées à avoir des relations “minutées” afin d’enchaîner les passes dans une cadence infernale. Et tatouées d’un signe distinctif montrant leur appartenance à cette filière.

C’est un réseau "particulièrement violent" qui vient d’être démantelé dans le sud de la France, le long d’axes routiers entre Nîmes et Narbonne. L’aboutissement d’investigations longues de plusieurs mois, menées en collaboration par une trentaine d’enquêteurs des services de l’office central de lutte pour la répression de la traite des êtres humains (OCRTEH), et du service régional de la police judiciaire de Montpellier.

"Tout a commencé après le démantèlement d’un premier réseau de proxénètes bulgares et roumains il y a un an environ. Après l’interpellation d’une quinzaine d’hommes, d’autres proxénètes ont fini par reprendre la zone laissée vacante, notamment le long de la N9", explique à BFMTV le commissaire divisionnaire Jean-Paul Draguet, à la tête de l’OCRTEH.

Aucune victime n’a porté plainte

Un réseau "dirigé par deux frères roumains, âgés d’une trentaine d’années, qui procédaient au recrutement et au transport de ces jeunes filles roumaines", poursuit le policier. "Les enquêteurs ont été frappés par la violence physique et verbale que subissaient les victimes."

Dimanche et lundi, les policiers ont procédé dans le sud de la France à l’interpellation des proxénètes présumés, huit hommes de nationalité roumaine, dont les deux frères. Deux autres suspects ont pu être arrêtés en Roumanie grâce à un mandat d’arrêt européen. Tous sont poursuivis pour des faits de proxénétisme aggravé, de traite des êtres humains et de violences. En revanche, aucune des jeunes femmes, entendues par la police en tant que victimes de ce réseau, n’a souhaité porté plainte. Probablement par crainte de représailles.

Alexandra Gonzalez