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Un policier mis en examen pour vols chez des personnes décédées

L'instruction doit déterminer si le policier a lui-même volé les objets, ou s'il n'a fait que les receler.

L'instruction doit déterminer si le policier a lui-même volé les objets, ou s'il n'a fait que les receler. - -

Un officier de police lillois est soupçonné d'avoir dérobé des biens au cours d'enquêtes chez des personnes décédées, puis de les avoir revendus sur Internet.

Il est soupçonné d'avoir revendu sur Internet des objets volés chez des personnes décédées. Facteur aggravant: l'homme est... policier, et les larcins effectués durant son service. Mercredi, ce capitaine de la PJ lilloise a été mis en examen pour "vol aggravé" et placé sous contrôle judiciaire.

Le parquet avait demandé la mise en examen pour "recel aggravé", mais le policier "a reconnu les faits" devant le juge d'instruction, qui a donc retenu la qualification de vol. Pendant sa garde à vue, l'officier de policer avait en premier lieu "nié les faits", a indiqué jeudi le procureur de la République de Lille, Frédéric Fèvre.

Revente sur des sites en ligne

L'officier de police, un capitaine de 40 ans du commissariat de Lille, "est mis en cause pour des faits extrêmement grave", a souligné le procureur. Il est mis en cause pour quatre enquêtes-décès, "pour lesquels il serait susceptible d'avoir revendu des objets volés sur des sites de vente en ligne", selon le procureur.

L'enquête avait démarré il y a deux ans, lorsque le commissariat de Lille a reçu une lettre d'une personne constatant la disparition de deux ordinateurs du domicile de son père, dont la mort avait fait l'objet d'une enquête de police.

Vingt-huit ventes suspectes

L'Inspection générale de la police nationale avait alors été saisie. Son enquête a permis de mettre en cause le capitaine de police, repéré pour 28 ventes suspectes d'objets sur Internet entre 2010 et 2012.

Parmi les objets: du matériel informatique, des foulards Hermès, des appareils photo, un GPS, des téléphones portables. Le préjudice se chiffrerait à au moins 5.000 euros.

L'instruction doit désormais déterminer sil le policier a lui-même volé ces objets lors des enquêtes.