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Un homme ouvre le feu devant une mosquée de Brest, blessant deux personnes

La mosquée devant laquelle se sont déroulés les faits

La mosquée devant laquelle se sont déroulés les faits - Capture d'écran

Un individu a fait feu devant une mosquée brestoise, faisant deux blessés, ce jeudi après-midi. L'imam est au nombre des victimes. Le tireur a été retrouvé mort dans les environs de Brest, quelques heures après avoir pris la fuite. Il s'est suicidé.

Selon informations, confirmant celles initialement diffusées par Le Télégramme, un homme a tiré plusieurs coups de feu ce jeudi après-midi, à 16h30 environ, devant la mosquée située dans le quartier de Pontanézen, à Brest. Ces détonations ont fait deux blessés, mais aucun pronostic vital n'est engagé. L'une des deux victimes est l'imam. Le tireur a d'abord pris la fuite, avant d'être retrouvé mort à Guipavas, près de Brest. Selon une source proche de l'enquête, il s'est tiré une balle dans la tête. 

L'enquête est pour le moment entre les mains du parquet de Brest ainsi que de la PJ locale. A ce stade, aucun lien n'est établi entre le drame et la mosquée mais la section antiterroriste du parquet de Paris est en relation avec le parquet de Brest et évalue la situation. 

Le récit du drame 

D'après Trabelsi Hosny, adjoint au maire de Brest chargé du quartier de l'Europe qui englobe le quartier de Pontanézen, qui s'est exprimé auprès de l'AFP, l'imam sortait de la mosquée avec l'un de ses amis lorsque "une personne s'est présentée voulant faire une photo avec l'imam, ce que l'imam a accepté". Cette personne "lui a tiré dessus" et aussi sur son camarade qui était à coté, deux ou trois balles aussi", a-t-il raconté.

"L'imam a reçu quatre balles, deux dans l'abdomen, deux dans les jambes. Le fidèle a reçu deux balles dans les jambes. Ils sont pris en charge et leurs jours ne sont pas en danger", a indiqué le Conseil français du culte musulman quant à lui à l'agence de presse. 

Selon une source policière à l'AFP, l'auteur présumé, qui a été identifié, a laissé des documents écrits près du lieu où il a été retrouvé mort. Il a par ailleurs posté une photo de lui sur les réseaux sociaux. "Il est connu des services de police mais n'est pas fiché, et n'est pas connu comme appartenant à un mouvement d'extrême droite", a précisé cette source policière.

La réaction de Castaner 

Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a réagi sur Twitter: "Nos services sont mobilisés pour interpeller l'auteur des coups de feu qui ont blessé 2 personnes, devant la mosquée de Pontanézen, à Brest. J'ai demandé aux préfets de renforcer la surveillance des lieux de culte du pays."

Cécile Ollivier