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Un futur centre pour migrants incendié dans le Morbihan

Des migrants dans la "jungle" de Calais le 7 octobre 2016 (photo d'illustration)

Des migrants dans la "jungle" de Calais le 7 octobre 2016 (photo d'illustration) - Philippe Huguen - AFP

Un centre situé dans le Morbihan, qui avait été pressenti pour accueillir une vingtaine de migrants, a été ravagé par un incendie dans la nuit de jeudi à vendredi. Le préfet assure de son côté que le lieu n'avait pas été retenu pour accueillir les migrants.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, un futur centre d'accueil pour migrants situé à Billiers, dans le Morbihan, a été incendié, révèle Le Télégramme. Une source confie à BFMTV que pour le moment, les enquêteurs n'ont aucune certitude quant à la thèse accidentelle ou criminelle du départ de feu. Les constatations sont toujours en cours.

La préfecture fait volte-face

Ce centre de 300 m², qui accueille habituellement des colonies de vacances, avait dans un premier temps été envisagé pour recevoir et orienter les migrants de Calais. "Aux dernières réunions publiques en mars on nous avait annoncé l'arrivé de 28 migrants pour cet été puis finalement le mois d'octobre", rapporte un riverain pour Ouest-France.

Le préfet avait donné son accord en avril dernier. Mais la préfecture aurait finalement renoncé au projet, qui avait suscité de nombreuses résistances dans la région. Elle indique au quotidien régional que ce centre n'a finalement "pas été retenu pour accueillir un centre d'accueil et d'orientation".

Deux autres centres incendiés

Comme le montrent les images tournées par un journaliste de Ouest-France, le lieu a été en grande partie ravagé par les flammes. Le quotidien régional précise que le dortoir et les sanitaires ont été détruits. Mais aucun blessé n'est à déplorer.

Deux autres centres devant accueillir des réfugiés ont été récemment incendiés. À Forges-les-Bains, en Essonne, début septembre, un futur centre d'accueil pour migrants a été détruit par le feu. D'une capacité totale de 200 personnes, le centre était censé accueillir 90 migrants dès le mois d'octobre. Un autre centre à Arès, en Gironde, a été incendié mi-octobre. Dans les deux cas, les centres avaient à chaque fois soulevé une forte vague d'opposition localement.

Céline Hussonnois-Alaya