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Un ex-otage français au Mali porte plainte, persuadé que sa libération a été retardée

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Un ancien otage français libéré en 2013 après trois ans de captivité au Mali a porté plainte mercredi, accusant notamment de hauts fonctionnaires français d'avoir retardé sa libération, a-t-on appris auprès de ses avocats.

Marc Féret, ancien employé d'une filiale du groupe français de BTP Vinci, avait été enlevé par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) le 16 septembre 2010 à Arlit, un site minier exploité par le groupe nucléaire français Areva au Niger. Il avait été libéré le 29 octobre 2013, après plus de trois ans de captivité, avec les otages Daniel Larribe, Pierre Legrand et Thierry Dol.

"Notre client aurait pu être libéré dès avril 2012", affirment ses avocats Mario Stasi et Sophie Obadia qui ont déposé plainte "contre X" (lorsque l'auteur de l'infraction n'est pas connu) pour "complicité de séquestration" et "non-assistance à personne en danger". "Toutes les négociations avaient abouti, mais le processus a été torpillé en haut lieu en France", selon eux.

D'après les termes de la plainte, dont l'AFP a eu connaissance, le 1er avril 2012 Aqmi avait donné son accord par écrit à la libération de Marc Féret. Un accord de principe avait aussi été trouvé pour Daniel Larribe, Pierre Legrand et Thierry Dol. Mais, le 3 mai 2012, le négociateur mandaté par Vinci a reçu un courrier lui indiquant que "l'opération était annulée (...), une intervention qui a mis en danger la vie des otages", écrivent les avocats.

V.R. avec AFP