BFMTV

Un détenu meurt après avoir mis le feu à sa cellule

Prison (PHOTO D'ILLUSTRATION)

Prison (PHOTO D'ILLUSTRATION) - Kenzo Tribouillard

Le détenu avait récemment fait l'objet d'une hospitalisation d'office.

Un détenu de 27 ans est mort dans la nuit de vendredi à samedi après avoir allumé un incendie dans sa cellule du quartier disciplinaire de la prison de Roanne, dans la Loire, a-t-on appris auprès du parquet de cette ville.

Le détenu, qui avait fait l'objet récemment d'une mesure d'hospitalisation d'office selon son avocat, est mort peu avant minuit à l'hôpital de Roanne où il avait été transporté dans un état grave, a-t-on ajouté de même source, confirmant une information du quotidien régional Le Progrès.

Une enquête ouverte

D'après les premiers éléments de l'enquête sur les circonstances du décès, qui s'apparente à un suicide, "l'inhalation de la fumée provoquée par la combustion de son matelas aurait provoqué un arrêt cardiaque", a précisé le procureur de la République à Roanne, Abdelkrim Grini, ajoutant que le corps ne porte par de traces de brûlure et qu'une autopsie doit avoir lieu lundi. Les parents du défunt "veulent savoir si une faute a été commise", a indiqué l'avocat du détenu, Me Thomas Fourrey.

Connu pour outrages, violences

Vers 22H00, selon le parquet, des surveillants du centre pénitentiaire sont intervenus pour maîtriser l'incendie, extraire le détenu de sa cellule et lui prodiguer les premiers soins avant l'arrivée des pompiers et du Samu.

En détention, selon la même source, la victime s'était fait remarquer à plusieurs reprises pour des outrages, violences et menaces de mort envers le personnel, ce qui lui avaient notamment valu de comparaitre devant le tribunal correctionnel de Roanne.

Selon l'avocat du défunt, une audience pour des faits d'outrage a bien eu lieu le 13 mars. Mais "le tribunal n'avait pas condamné mon client, l'ayant déclaré irresponsable pénalement, et avait ordonné son hospitalisation immédiate", a précisé Me Fourrey.

Son client était cependant resté en détention jusqu'au 23 avril, date de son transfèrement au centre hospitalier de Roanne, après relance de l'avocat. Il en était ressorti fin juin dans la perspective d'un placement au service médico-psychologique régional de l'hôpital du Vinatier, près de Lyon, a ajouté l'avocat.

Cy.C avec AFP