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Un assaut policier du Raid est en cours à Saint-Denis

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- - Kenzo Tribouillard - AFP

Une opération antiterroriste est en cours à Saint-Denis depuis 4h30, a indiqué le parquet de Paris ce mercredi 18 novembre. Plusieurs policiers seraient blessés.

Un assaut policier est actuellement en cours dans la ville de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) dans le cadre de l'enquête sur les attentats de Paris, a indiqué le parquet de Paris ce 18 novembre. Selon RMC, cette opération vise à interpeller le 9e suspect des attaques de Paris.

Plusieurs témoins et les pompiers ont fait état d'échanges de tirs lors de cette opération de la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire et du Raid.

Au moins une personne a été tuée dans l'appartement visé par l'assaut policier mené mercredi matin à Saint-Denis, dans la banlieue nord de Paris, dans le cadre de l'enquête sur les attentats de vendredi, a appris l'AFP de source proche de l'enquête. L'identité de cette victime n'a pas été précisée. Des policiers sont également blessés, selon l'AFP.

"Explosions" et "tirs en rafale"

Des témoins ont entendu des "explosions" et des "tirs en rafale" dès 4h30 à proximité du quartier de la basilique. 

Selon notre consultant Dominique Rizet, trois personnes auraient été interpellées. D'après lui, la cible de cette opération antiterroriste pourrait être particulièrement recherchée.

Selon les informations de BFMTV, la personne ciblée serait Abdelhamid Abaaoud, commanditaire présumé des attentats de vendredi.

Des hommes retranchés dans un appartement

Des hommes sont retranchés mercredi matin dans un appartement de Saint-Denis, indique l'AFP.

Le quartier était bouclé tôt mercredi matin. Didier Paillard, le maire de Saint-Denis, qui indique que cet assaut se déroule dans l'"hypercentre" de la commune, recommande aux habitants du quartier de rester chez eux. Les transports sont arrêtés aux alentours de l'opération.

Sur BFMTV, Christophe Caupenne, ancien négociateur du Raid, demande aux riverains de s'éloigner des portes et des fenêtres pour ne pas risquer de recevoir des tirs collatéraux.

J.M. avec AFP