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Un adolescent de 14 ans interpellé pour viol et agressions sexuelles au Bourget

La ville du Bourget au nord-est de Paris, en Seine-Saint-Denis.

La ville du Bourget au nord-est de Paris, en Seine-Saint-Denis. - -

Agé de 14 ans, un adolescent a été mis en examen pour le viol et les agressions sexuelles présumés de trois jeunes femmes. Il avait été interpellé samedi au domicile familial et a depuis reconnu les faits.

Un adolescent de 14 ans a été interpellé et placé en garde à vue samedi pour une série de viol et agressions sexuelles commis depuis le début de l'année au Bourget en Seine-Saint-Denis, a indiqué lundi une source policière.

L'adolescent a été interpellé au domicile de ses parents au Bourget, au terme d'une enquête menée conjointement par la police municipale du Bourget et la police judiciaire de Seine-Saint-Denis.

C'est l'exploitation des images filmées par les caméras de videosurveillance de la ville qui ont permis de l'identifier, a précisé la source policière.

L'adolescent est soupçonné d'avoir violé en pleine rue une jeune femme, le 24 janvier, et d'en avoir agressé deux autres, les 2 janvier et 7 février.

Il entraînait ses victimes dans "des recoins mal éclairés"

"Il les suivait dans la rue tard le soir" puis les entraînait de force "dans des recoins mal éclairés" où il les agressait, a raconté la source policière, qui évoque des faits "particulièrement sordides".

Grâce au témoignage des victimes, un portrait-robot du suspect, décrit comme grand et jeune, avait pu être réalisé. "Vendredi, une personne au comportement suspect a été repérée par les caméras", surveillées par des agents de la ville, explique la source policière.

Au moment où il s'apprêtait à agresser une nouvelle victime, un passant est intervenu et l'a fait fuir. Mais des photos ont pu être prises par les caméras. "Les policiers municipaux, qui le connaissaient, l'ont aussitôt reconnu", a raconté la source policière.

Lors de sa garde à vue, l'adolescent a reconnu le viol et les deux agressions sexuelles qui lui sont reprochés. Des prélèvements ADN avaient déjà permis de l'impliquer dans le viol du 24 janvier.

S. C. et D. N. avec AFP