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Tuerie de Chevaline : l'enquête rebondit

Un camion de la gendarmerie transporte la voiture dans laquelle la famille Al-Hilli a été tuée, le 6 septembre 2012, à Chevaline.

Un camion de la gendarmerie transporte la voiture dans laquelle la famille Al-Hilli a été tuée, le 6 septembre 2012, à Chevaline. - Philippe Desmazes/AFP

L'enquête sur l'assassinat de la famille Al-Hilli et du cycliste Sylvain Mollier en septembre 2012 s'engage sérieusement sur une nouvelle piste. Jusqu'à présent, l'hypothèse privilégiée était que la famille Al-Hilli était la cible du tueur, et le cycliste une victime présente au mauvais moment au mauvais endroit.
Mais, selon le journal britannique Mirror, les enquêteurs privilégieraient maintenant la théorie inverse: Sylvain Mollier étant la personné visée et les membres de la famille britannique, des victimes collatérales. Le journal cite le procureur d'Annecy, Eric Maillaud, qui qualifie Patrice Menegaldo, un ancien légionnaire de la région, de "vrai suspect". Cet ancien légionnaire, qui détenait plusieurs armes et connaissait la veuve du cycliste avait été entendu comme témoin en 2013 pendant près de deux heures. Il s'est suicidé il y a un an, expliquant dans une lettre que "l'audition l'avait perturbé, qu'il s'était senti accusé". Selon le Mirror, le procureur aurait déclaré: "l'hypothèse privilégiée par les enquêteurs est celle d'un meurtre aux racines locales". 

Cependant, dans l'après-midi, le procureur a nuancé ses propos. Interrogé par France 2, il a affirmé s'intéresser au profil de Patrice Menegaldo en raison de son suicide, mais réfute l'idée de "suspect n°1. Aucune preuve tangible l'incriminant n'a été trouvée sur les lieux du crime.