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Tuerie de Chevaline: suicide d'un ancien légionnaire qui avait été entendu

Un panneau indicatif à l'entrée de Chevaline, le 18 février 2014.

Un panneau indicatif à l'entrée de Chevaline, le 18 février 2014. - -

L'ancien légionnaire a assuré dans un mot que son audition dans le cadre de l'enquête sur la tuerie de Chevaline. Il avait été entendu pendant deux heures en avril 2013 car il était en relation avec la famille du cycliste tué.

Un ancien légionnaire, entendu dans le cadre de l'enquête sur le quadruple meurtre de Chevaline, en Haute-Savoie, s'est suicidé mardi en expliquant notamment son geste par le fait que son audition l'avait perturbé, a-t-on appris auprès du parquet d'Annecy.

"Il a laissé un mot de six ou sept pages dans lequel il indique qu'il a été perturbé par cette audition, qu'il s'est senti accusé", a expliqué le procureur d'Annecy Éric Maillaud, confirmant une information du Dauphiné Libéré. "Il n'en fait pas la raison principale ni unique de son geste", a précisé le procureur.

Détenteur de plusieurs armes mais pas suspect

Âgé de 50 ans, cet ancien légionnaire et ancien parachutiste a été retrouvé mort à son domicile d'Ugine, en Savoie mardi après-midi, tué par arme à feu. Une enquête sur les raisons de son geste a été confiée à la gendarmerie sous l'autorité du parquet d'Albertville.

Il avait été entendu "pendant deux heures en avril 2013" dans le cadre de cette affaire car il était en relation avec la famille de Sylvain Mollier, le cycliste français abattu au cours de la tuerie, selon le parquet. Détenteur de plusieurs armes déclarées, il n'était "pas le moins du monde" considéré comme un suspect dans cette affaire, a précisé le magistrat.

A. G. avec AFP