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Trois ans de prison pour le prêtre qui avait agressé sexuellement son petit cousin mineur

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Photo d'illustration - François Guillot - AFP

Jean-Marc Desperon, ancien prêtre des diocèses de Lyon et Montauban, était poursuivi pour des agressions sexuelles sur son petit cousin, âgé de moins de quinze ans au moment des premiers attouchements.

Un ancien prêtre des diocèses de Lyon et Montauban a été condamné, mardi à Montauban, à trois ans de prison pour des agressions sexuelles sur mineur. Jean-Marc Desperon a également écopé de cinq ans de suivi socio-judiciaire avec interdiction d'exercer une activité professionnelle ou bénévole avec des enfants et d'une injonction de soins. 

Il était poursuivi pour des agressions sexuelles sur son petit cousin - le fils de son cousin, par ailleurs décédé - entre 2005 et fin 2009 à Toulouse, Paris, Gordes (Vaucluse) et Frouzins (Haute-Garonne). La victime était âgée de moins de quinze ans au moment des premiers attouchements. 

"Simples caresses"

La victime n'avait jamais porté plainte, mais l'affaire avait été révélée en avril 2016 par Mediapart. Selon le média en ligne, elle ferait partie des cas dont les autorités diocésaines de Lyon avaient eu connaissance sans les dénoncer. 

Alors que l'affaire avait éclaté au grand jour, le prêtre avait disparu quelques jours avant qu'on ne le retrouve à son domicile de Finhan, dans le Tarn-et-Garonne. Placé en garde à vue, il avait reconnu avoir commis trois actes sur son petit cousin. La présidente a rappelé à l'audience qu'ils étaient beaucoup plus nombreux, selon les déclarations de la victime.

"Relation physique obligée"

De la barre, la victime a regardé son oncle droit dans les yeux avant de s'adresser à lui: "Je t'ai dit 'non' Jean-Marc. Rien ne t'a freiné, c'était une relation physique obligée. On a vécu une relation amoureuse dans laquelle tu étais seul, Jean-Marc". 
"J'ai honte que tu aies dit à ma mère alors qu'elle avait perdu son mari et avait deux cancers qu'elle n'avait pas le monopole de la souffrance. Je n'ai pas eu le courage de porter plainte. C'est mon frère aîné qui m'a dit: 'si rien n'est fait, il y en aura d'autres'".

L'avocate générale avait requis quatre ans de prison contre l'ancien prêtre, non aménageables. Finalement, il a été condamné à trois ans d'emprisonnement et a quitté libre le palais de justice. C'est un juge d'application des peines qui décidera de la manière dont la sanction sera appliquée. Il peut encore faire appel. 

C.P. avec AFP