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Trois alpinistes sauvés après avoir passé une nuit au sommet du Mont-Blanc 

Trois alpinistes expérimentés se sont retrouvés bloqués sur le Mont-Blanc, la faute à une baisse soudaine de la visibilité. Ils ont pu être secourus en fin de matinée par le PGHM de Chamonix.

Trois alpinistes expérimentés se sont retrouvés bloqués sur le Mont-Blanc, la faute à une baisse soudaine de la visibilité. Ils ont pu être secourus en fin de matinée par le PGHM de Chamonix. - Jean-Pierre Clatot - AFP

Trois chevronnés de la montagne, très expérimentés, se sont retrouvés bloqués sur le toit de l'Europe, la faute à une baisse soudaine de la visibilité. Ils ont pu être secourus en fin de matinée par le PGHM de Chamonix.

Ils ont frôlé la mort. Mais peuvent désormais se targuer d'avoir "dormi" sur le Toit de l'Europe. Trois alpinistes français ont été secourus, ce lundi matin, après avoir passé la nuit au sommet du Mont-Blanc, à très exactement 4.810 mètres d'altitude. Ces passionnés se sont retrouvés bloqués par le manque de visibilité, a dévoilé le peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Chamonix, en Haute-Savoie.

Les trois alpinistes "expérimentés" avaient grimpé dimanche le pilier central du Frêney, une paroi très raide située sous le sommet du Mont-Blanc, dont l'ascension est cotée "très difficile".

Ils trouvent refuge dans une crevasse

Les trois hommes "n'ont pas pu descendre à cause du manque de visibilité", a ainsi indiqué la gendarmerie. Épuisés, ils se sont alors abrités dans une crevasse tout près du sommet du Mont-Blanc, où ils ont passé la nuit. Les secouristes italiens et français ont fait plusieurs tentatives pour les récupérer en hélicoptère mais n'y sont pas parvenus en raison des fortes rafales de vent qui soufflaient lundi matin sur ce qui constitue le plus haut sommet du Vieux-Contient.

Le PGHM de Chamonix a finalement réussi à déposer quatre secouristes au Dôme du Goûter (4.304 mètres) "dans des conditions difficiles". Les secouristes ont rejoint les victimes à 11h50 puis tout le monde a été redescendu dans la vallée à 14 heures par hélicoptère. Les alpinistes souffraient de fatigue et de déshydratation mais n'étaient pas en état d'hypothermie.

Jé. M. avec AFP