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Tremblay-en-France: des habitants excédés par les fêtes intempestives dans deux logements Airbnb

Malgré la détresse des riverains, AirBnb dit n'avoir reçu "aucune preuve de fêtes récurrentes ou d'activités illégales" lors des séjours réservés. (illustration)

Malgré la détresse des riverains, AirBnb dit n'avoir reçu "aucune preuve de fêtes récurrentes ou d'activités illégales" lors des séjours réservés. (illustration) - AFP

Ni le propritétaire, ni la police ne sont parvenus à régler le problème. Une quarantaine d'habitants ont signé une pétition demandant le retrait des appartements des plateformes de location.

Les riverains sont excédés. Depuis le début du confinement, deux appartements de l'avenue Albert-Sarraut à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis) sont le théâtre "d'énormes fêtes" qui font vivre un calvaire aux riverains, rapporte Le Parisien. Les deux logements, répertoriés sur plusieurs plateformes de location, sont régulièrement investis par des groupes de jeunes fêtards en mal de boîtes de nuit.

"Toute la soirée, et même le matin, ils sont aux fenêtres, ils sniffent du gaz hilarant (du protoxyde d'azote), et on retrouve les capsules vides par dizaines", s'indigne auprès de nos confrères un commerçant du quartier.

Les policiers et le propriétaire impuissants

Excédés, une quarantaine d'habitants ont signé une pétition demandant le retrait de ces deux appartements des plateformes de location en ligne. La municipalité a également été alertée et s'est chargée de saisir le commissariat de police nationale. Mais malgré plusieurs interventions, le problème persiste.

"On verbalise 68€ mais cela ne les arrête pas, même plusieurs fois dans la soirée. Ils sont au moins dix, donc ils se partagent la note", explique une source policière au Parisien.

Le propriétaire des appartements se dit lui aussi désemparé face à la situation et victime également, après des dégradations dans ses appartements récemment refaits. Si le problème persiste, il envisage par ailleurs de cesser les locations.

"Aucune preuve" de fêtes récurrentes selon Airbnb

Contacté par Le Parisien, Airbnb affirme de son côté n'avoir reçu "aucune preuve de fêtes récurrentes ou d'activités illégales lors des séjours réservés". La plateforme n'aurait ainsi reçu qu'un signalement concernant des nuisances sonores depuis le début de l'année. Airbnb a également rappelé que les appartements en question étaient disponibles sur "un grand nombre de plateformes de location".

Maëllyss Hedin Journaliste BFMTV