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Toulouse: démission d'un conseiller municipal mis en cause pour viols

La façade de la mairie de Toulouse.

La façade de la mairie de Toulouse. - ERIC CABANIS / AFP

Frédéric Brasilès, conseiller municipal toulousain visé par une enquête préliminaire à la suite d'une plainte récente pour viol, a démissionné ce jeudi de la mairie.

Le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc a accepté ce jeudi la démission du conseiller municipal délégué aux fêtes et manifestations, Frédéric Brasilès, visé par une enquête préliminaire à la suite d'une plainte récente pour viol.

Frédéric Brasilès, élu sur la liste du maire LR de Toulouse en 2014, "fait l'objet d'une enquête préliminaire actuellement diligentée par les autorités judiciaires", a annoncé le maire de Toulouse dans un communiqué.

"Il m'a indiqué ne reconnaître aucun des faits qui lui sont reprochés. Cependant, afin de pouvoir se défendre sereinement sur ses affaires personnelles sans porter préjudice à la collectivité, Frédéric Brasilès m'a remis sa démission. Je l'ai acceptée", a ajouté le maire.

L'élu toulousain, 44 ans, est visé par un enquête préliminaire à la suite "d'une plainte déposée récemment" pour des "faits qualifiés de viol qui auraient été commis courant 2012", a précisé dans un communiqué le procureur de Toulouse Dominique Alzéari. 

"Une précédente enquête, remontant à 2007 portant aussi sur des allégations de viol susceptible d'avoir été perpétré dans des conditions similaires, a été jointe à l'enquête", a ajouté le magistrat.

Frédéric Brasilès "a contesté l'ensemble des faits qui lui sont imputés"

Ces faits apparaissent "à ce stade sans lien apparent avec l'exercice des fonctions électives occupées depuis par la personne visée par ces plaintes. Enfin, des comportements révélés en 2019 comme relevant de la notion de harcèlement sexuel, ont aussi fait l'objet d'investigations complémentaires", selon le procureur. Placé en garde à vue de mardi matin à mercredi, Frédéric Brasilès "a contesté l'ensemble des faits qui lui sont imputés", a souligné le magistrat. 

Pour le maire de Toulouse, candidat à sa succession en mars 2020, "il revient maintenant à la justice de faire son travail. Il ne m'appartient évidemment pas de me prononcer sur les faits en cause. Je laisse aux juges et à la police judiciaire le soin d'enquêter afin que toute la lumière soit faite sur ces accusations, dans le double respect de la présomption d'innocence et du droit des victimes". 

Fin août, un restaurateur toulousain avait accusé le conseiller municipal toulousain de tentative de racket via une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Une enquête préliminaire a également été ouverte sur cette affaire, Frédéric Brasilès ayant porté plainte pour diffamation et le restaurateur pour corruption, selon une source proche de l'enquête.

C.Bo. avec AFP