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"Toujours un sourire quand les flics crèvent": plainte du préfet de police contre des rappeurs

Capture d'écran du clip de rap "1ère Dinguerie" visé par une plainte

Capture d'écran du clip de rap "1ère Dinguerie" visé par une plainte - Youtube.com

La chanson des jeunes rappeurs d'Angoulême avait suscité la colère des policiers, évoquant notamment "un sourire quand les flics crèvent"

A la demande du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, le préfet d'Angoulême a décidé de porter plainte contre un groupe de rappeurs qui s'en prenaient à la police.

Dans le clip, diffusé sur Youtube le 21 mars dernier et visionné jeudi à plus de 4.000 reprises, on entend notamment le duo "Poposte et Rémy" chanter "toujours un sourire quand les flics crèvent", ou encore "j'aime quand un flic va à l'enterrement d'un de ses collègues".

Le parquet d'Angoulême, avisé, avait indiqué jeudi que "l'affaire était à l'étude, et le sera jusqu'au bout", sans préjuger à ce stade d'éventuelles suites judiciaires.

Des rappeurs qui assument

Le premier syndicat des gardiens de la paix, Alliance, avait de son côté indiqué que ce clip avait ému et choqué les policiers avoir saisi sa hiérarchie, ainsi que les services de l'Etat, assurant qu'un dépôt de plainte était imminent.
Les deux rappeurs, Rémy Mas y Mas, 18 ans, et Poposte, 24 ans, avaient assumé le clip et les paroles dans un entretien accordé à La Charente Libre. "Comparé au rap de maintenant, c'est pas trop violent. Les paroles ont été écrites avant les attentats" de janvier dernier à Paris, a expliqué Rémy. Il a toutefois concédé "quelques phrases un peu abusées". "Les paroles, ça vient comme ça, on les prend pas toujours au premier degré" a-t-il assuré.

la rédaction avec AFP