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Commissariat du 18e: la famille de Tarek Belgacem ne comprend pas

Le jeune homme a été abattu jeudi devant le commissariat du quartier de la Goutte-d'Or, à Paris, alors qu'il menaçait les policiers en faction avec une arme blanche. Sa famille a du mal à croire qu'il ait tenté d'attaquer des policiers avec un hachoir de boucher. BFMTV a pu rencontrer son cousin et contacter son père qui ont fait part de leurs doutes.

"C'est un membre de Daesh d'après vous? ". Hamed Belgacem tient au bout de sa main son téléphone portable qui affiche une photo de son cousin, petit polo et larges lunettes noires. Il n'arrive pas à croire que Tarek Belgacem ait pu vouloir s'en prendre à un policier. L'homme a été abattu jeudi devant un commissariat du 18e arrondissement de Paris. Il doute même sérieusement de la version officielle des événements. Son cousin n’avait ni arme, ni ceinture d’explosifs factice selon lui. 

"L'histoire de couteau, c'est juste pour rattraper une erreur de policier. J'ai vu des témoignages de personnes qui disent qu'il n'a rien dit, qu'il n'a pas prononcé 'Allah Akbar'. Moi, je demande la réalité, qu'on diffuse les vidéos avant le tir", avance-t-il.

"Il boit de l'alcool, il fréquente les boîtes et il sort avec des filles"

Hamed Belgacem reconnait que son cousin avait une forte personnalité. Il soupçonne les policiers de lui avoir mal parlé. Tarek Belgacem n’aurait pas su garder son calme mais il n’est en aucun cas jihadiste. "Il boit de l'alcool, il fréquente les boîtes et il sort avec des filles".

Le père de Tarek Belgacem, que BFMTV a contacté par téléphone, en est également persuadé. "Nous ne sommes pas de Daesh, jamais. On ne les connait pas même, c'est quoi Daesh? Je ne sais pas, on est en état de folie, en état d'hystérie. On voit tout le monde comme des terroristes. Il veut un travail comme les autres. Il a rien, il veut manger, faire sa vie". Installé en Tunisie, le père de Tarek Belgacem veut récupérer le corps de son fils pour l’enterrer dans son pays natal.

E. M. avec Frédéric de Lanouvelle, Igor Sahiri, Julien Jacquet et Ani Basar