BFMTV

Attentat des Champs-Elysées: trois suspects mis en examen

-

- - Un policier a été tué lors de l'attaque terroriste.

L'un des trois suspects avait déjà été placé en garde à vue fin avril avant d'être libéré.

Trois hommes ont été mis en examen dans le cadre de l'enquête sur l'attentat des Champs-Elysées, dans lequel un policier a trouvé la mort en avril dernier. Ils sont suspectés d'avoir joué un rôle pour aider Karim Cheurfi à se procureur l'arme. Un homme a déjà été mis en examen et écroué le 19 mai pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle et port d’arme en relation avec une entreprise terroriste" après la découverte de son ADN sur l'arme ayant servi au terroriste.

Sept personnes avaient été placées en garde à vue entre mardi et vendredi par les policiers de la section antiterroriste (SAT) du 36 quai des Orfèvres, et les quatre autres ont été relâchées. Parmi les trois suspects mis en examen, l'un d'eux avait déjà été placé en garde à vue fin avril dans le cadre de cette enquête, mais avait été libéré.

De l'ADN sur l'arme

Cette fois, il a été mis en examen pour "complicité d'homicide sur personne dépositaire de l'autorité publique", "association de malfaiteurs terroriste criminelle" et "infraction à la législation sur les armes". Il est soupçonné d'avoir acquis la moto de Karim Cheurfi contre la fourniture de l'arme, d'après une source proche de l'enquête.

Les investigations ont révélé que Karim Cheurfi avait échangé ou vendu sa moto contre l'arme qui a servi à tuer Xavier Jugelé, 37 ans, et blesser deux de ses collègues, avant d'être lui-même abattu par les forces de l'ordre, d'après une source proche de l'enquête. "C'est Nourredine A., l'une de ses connaissances, qui aurait acquis le deux roues contre le fusil d'assaut", a-t-elle ajouté.

L'enquête se poursuit pour établir le rôle précis joué par les deux autres mis en examen, Mohamed D., 27 ans, et Yanis A., 25 ans. Ce dernier est un ami d'enfance de l'individu mis en examen le 19 mai, également suspecté d'avoir joué un rôle dans la fourniture de l'arme. L'ADN de ces deux derniers a été retrouvé sur le fusil, selon la source proche de l'enquête.

J.C. avec AFP