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Terrorisme: les patrouilles de police bientôt mieux armées

Les policiers de sécurité publique vont être épaulés plus rapidement sur les affaires de terrorisme (photo d'illustration).

Les policiers de sécurité publique vont être épaulés plus rapidement sur les affaires de terrorisme (photo d'illustration). - AFP

Le ministère de l'Intérieur a décidé de remplacer une partie de l'armement des patrouilles de police pour s'adapter aux menaces de terrorisme et de grand banditisme.

Après une trentaine d'années de bons et loyaux services, la fin du pistolet-mitrailleur Beretta 9mm a sonné. Selon une enquête du Figaro, la place Beauvau aurait décidé de renouveler cet armement des policiers, jugé trop obsolète et inefficace face aux kalachnikovs. Ils devraient être remplacés dès la mi-2016 par 4.000 nouvelles carabines 9mm et 4.000 autres modèles de calibre 5.56mm, capables de perforer certains gilets pare-balles.

Contactée par BFMTV.com, une source policière confirme ces informations, mais rappelle que "le choix du modèle n'est pas encore arrêté." Ces nouvelles armes devraient notamment être distribuées dans les rangs de la BAC, des CRS, et des compagnies d'intervention.

Un renforcement des policiers dans les situations d'urgence

En effet, selon une stratégie à l'étude dévoilée par Le Figaro, ces policiers ou gendarmes expérimentés devraient arriver plus rapidement qu'aujourd'hui, moins de dix minutes après l'alerte, lorsque surviennent des tueries planifiées. Actuellement, les policiers de sécurité publique, comme les agents de Police Secours, sont très souvent seuls pour gérer ces tueries planifiées, souvent trop brèves pour que les forces spéciales puissent intervenir.

Une exposition au danger que soulignait déjà en janvier dernier un policier de la BAC du 93, interrogé par BFMTV.com, sous couvert d'anonymat. "Qui sont les agents en première ligne? Ce sont toujours les policiers de la sécurité publique. Ils sont les moins considérés par la hiérarchie, les moins bien armés, et pourtant les premiers à tomber. Il faut des moyens pour la justice et le renseignement, mais aussi pour ceux qui s’occupent d’assurer la sécurité tous les jours des commerçants, des passants, de l’imam ou du rabbin".

A.G.