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Strasbourg: la classe politique fait part de son soutien aux victimes et forces de l'ordre

L'Assemblée nationale.

L'Assemblée nationale. - Thomas SAMSON / AFP

À l'annonce des premières victimes mardi soir, après les coups de feu tirés en plein marché de Noël à Strasbourg, de nombreux élus ont partagé leur émotion. D'autres réclament déjà "un changement radical" de politique antiterroriste: le tireur présumé est fiché S, et avait échappé à une perquisition de son domicile par les gendarmes mardi matin.

À la suite de la fusillade qui a éclaté à Strasbourg, la classe politique a rapidement transmis ses pensées aux proches des victimes et salué le travail des forces de l'ordre, depuis le palais Bourbon ou sur les réseaux sociaux.

En plein vote sur la loi de programmation de la justice, Eric Ciotti a pris la parole à l’Assemblée nationale pour exprimer “l’émotion des députés face au drame qui frappe notre pays à Strasbourg et aux alentours du Parlement européen. Notre démocratie est attaquée, soutien aux familles des victimes et aux forces de l’ordre mobilisées pour arrêter le tireur”, a déclaré le député LR des Alpes-Maritimes. Une affirmation à laquelle s'est associée la Garde des Sceaux, Nicole Belloubet.

Au Sénat, les élus ont observé une minute de silence en hommage aux victimes, à l'invitation du sénateur socialiste Eric Kerrouche.

De son côté, la maire de Paris, Anne Hidalgo a témoigné de “[s]on soutien aux Strasbourgeois et à leur maire Roland Ries dans cette terrible épreuve”.

Tout comme le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, qui a partagé sa tristesse "dans ces moments-là où tout s'arrête".

Au centre, Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI a tenu à adresser un “salut républicain et reconnaissance à nos forces de sécurité qui font un travail admirable au péril de leur vie."

Si l'émotion est partagée de part et d'autres de l'échiquier politique, Marine Le Pen dénonce "une tuerie islamiste" et réclame "un changement radical" dans la lutte antiterroriste.

Un souhait partagé par le patron des Républicains, Laurent Wauquiez, sur son compte Twitter concernant la "bataille pour éradiquer l'intégrisme".

Esther Paolini avec AFP