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Soupçons de violences policières après le match de l'Algérie à Lyon

Une enquête est ouverte pour déterminer si des violences policières ont eu lieu à Lyon.

Une enquête est ouverte pour déterminer si des violences policières ont eu lieu à Lyon. - -

Le policier mis en cause dans une vidéo s'est manifesté auprès de sa hiérarchie. Des images le montrent en train de frapper un homme à terre lors d'incidents qui ont suivi le match Algérie - Corée dimanche à Lyon.

Le parquet de Lyon a ouvert une enquête sur des violences policières présumées, après la diffusion d'une vidéo qui montre un policier frappant un homme à terre, dimanche dernier, lors des incidents consécutifs à la victoire de l'Algérie sur la Corée, à la Coupe du monde de football. Cette vidéo de 30 secondes, publiée mardi sur YouTube, a été reprise sur son site par le Nouvel Observateur.

"Informé de l'existence de cette vidéo mardi par la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP), le parquet de Lyon a prescrit une enquête", a indiqué celui-ci. "Cette enquête a été confiée au pôle contrôle déontologie discipline de la DDSP".

Les enquêteurs cherchent notamment à identifier la victime et les témoins de la scène. "Le policier mis en cause s'est manifesté pour être à disposition des enquêteurs et être entendu", a-t-on ajouté.

Trois personnes en garde à vue

De son côté, le préfet du Rhône, Jean-François Carenco, a saisi le procureur de la République, Marc Cimamonti, en lui demandant d'ouvrir une enquête judiciaire, a indiqué la préfecture. La vidéo montre un policier en tenue portant un violent coup de pied à un homme allongé au sol, sur un pont qui enjambe le Rhône au centre de Lyon.

Des incidents avaient éclaté dimanche soir à Lyon et dans son agglomération, à l'issue du match Algérie-Corée-du-Sud (4-2) au Mondial de football au Brésil. Selon la préfecture du Rhône lundi, ces affrontements avaient opposé les forces de l'ordre à plusieurs centaines de manifestants place Gabriel-Péri, dans le 3e arrondissement Lyon, puis du côté de l'Hôtel-Dieu dans le 2e, ainsi qu'à Vénissieux et à Vaulx-en-Velin, dans la banlieue lyonnaise.

Rapidement maîtrisés, ces incidents n'avaient donné lieu qu'à un nombre limité d'interpellations. Seules trois personnes avaient été placées en garde à vue à Lyon et à Givors, avant d'être relâchées.

A. D. avec AFP