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Police-Justice

Soupçons de trahison: trois personnes mises en examen en France en décembre

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Le ministère des Armées a confirmé ce jeudi soir, après des révélations dans les médias, que deux ex-agents des services secrets français avaient été présentés à un juge sur la base de soupçons de livraison d'informations à une puissance étrangère. Il s'avère que ce sont en fait trois personnes au total qui ont été mises en examen le 22 décembre dernier dans cette affaire.

Trois personnes ont été mises en examen en France le 22 décembre, dont deux notamment pour "intelligence avec une puissance étrangère" et la troisième pour "recel des crimes et délits de trahison", a appris l'AFP ce jeudi auprès d'une source judiciaire. Deux des trois suspects ont été écroués et la troisième personne a été placée sous contrôle judiciaire.

Deux anciens agents des services secrets

Le ministère de la Défense avait peu avant indiqué que deux ex-agents des services secrets français soupçonnés d'avoir livré des informations à un autre Etat, ainsi que la compagne de l'un d'eux, avaient été présentés à un juge, sans donner de date. Ces deux ex-agents de la DGSE (Direction générale de la Sécurité extérieure), aujourd'hui à la retraite, et l'épouse de l'un deux sont poursuivis pour des "agissements d'une extrême gravité", avait annoncé le ministère des Armées dans un communiqué.

"Le ministère des Armées confirme que deux de ses anciens personnels et la conjointe de l'un d'entre eux ont été déférés devant le juge d'instruction, pour des faits susceptibles de constituer les crimes et délits de trahison par livraison d'informations à une puissance étrangère, provocation au crime de trahison et atteinte au secret de la défense nationale", disait encore le ministère dans son communiqué, confirmant partiellement des informations du Monde et de la chaîne TMC, qui affirment que le pays en question est la Chine. 

Des informations données à la Chine?

Cette intrusion majeure au sein de l'appareil d'Etat a été révélée dans le cadre d'une enquête menée par un autre service de renseignement français, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), avancent aussi les deux médias pour qui c'est le renseignement extérieur français lui-même qui était espionné. 

Mais selon le ministère de la Défense, autorité de tutelle de la DGSE, c'est cette dernière qui a elle-même découvert le pot aux roses. "Ces agissements d'une extrême gravité ont été détectés par ce service qui a porté à sa propre initiative ces faits à la connaissance du procureur de Paris", selon le ministère. 

R.V. avec AFP