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Soupçons de fraude fiscale: nouvelle perquisition chez Jean-Marie Le Pen

Jean-Marie Le Pen lors de son discours du 1er mai 2017.

Jean-Marie Le Pen lors de son discours du 1er mai 2017. - BFMTV

Une nouvelle perquisition a été menée lundi au manoir de Montretout, à Saint-Cloud, où Jean-Marie le Pen a ses bureaux, dans le cadre de l'enquête pour blanchiment présumé de fraude fiscale.

Le manoir de Montretout à Saint-Cloud, dans les Hauts-de-Seine, où Jean-Marie Le Pen a ses bureaux, a été perquisitionné lundi dans une enquête portant notamment sur des faits présumés de blanchiment de fraude fiscale, a-t-il annoncé mardi.

"Il n'y a pas assez de policiers pour traquer les terroristes, mais assez pour perquisitionner chez Le Pen", s'est indigné le président d'honneur exclu du FN, confirmant une information de l'hebdomadaire d'extrême droite Minute.

De retour de congés à Saint-Domingue

Selon Jean-Marie Le Pen, c'est l'échec des enquêteurs lors d'une première perquisition, début novembre, à ouvrir certains coffre-forts qui a amené ceux-ci à revenir en présence de Jean-Marie Le Pen, qui revenait de congés à Saint-Domingue.

"Ils avaient mis six heures à défoncer un coffre-fort, ils auraient dû demander ça à un gangster qui fait ça très bien. Ils ont salopé entièrement la pièce, avec une meuleuse, et comme il y avait des coffres qui sont là depuis 50 ans, 100 ans, alors quelqu'un leur a dit 'mettez des scellés'. Ils voulaient aussi défoncer mon bureau Louis XV, je sais pas ce qu'ils cherchent...", a dénoncé Jean-Marie Le Pen.

"Tout ce qu'on avait a été confisqué"

"Ils sont restés 4-5 heures. Il y avait un procureur. Ils étaient 8. Ils ont confisqué l'ensemble de nos avoirs. L'argent de ma femme, le mien, les bijoux, tout ce qu'on avait, ont été confisqués", a encore regretté l'eurodéputé. "Ce sont des procédés étonnants, c'est le moins qu'on puisse dire", d'après lui. Que cherchent-ils? "Ils n'avancent pas du tout, ils n'ont rien, il y a la dénonciation des sycophantes de Mediapart, c'est tout ce qu'il y a", a ragé Jean-Le Pen.

Fin avril, le site d'information avait révélé un signalement de la cellule antiblanchiment de Bercy (Tracfin) évoquant un trust géré à Genève, dont l'ayant droit serait l'assistant personnel de Jean-Marie Le Pen. Celui-ci est visé depuis le 24 septembre par une plainte du fisc pour fraude fiscale aggravée. En cause, un compte caché en Suisse dont l'intéressé nie être le bénéficiaire, objet de ce signalement qui a déclenché en juin une enquête préliminaire.

Fraude fiscale aggravée

L'enquête menée par le parquet national financier (PNF) ne concerne plus uniquement des faits présumés de blanchiment de fraude fiscale et de déclaration mensongère de patrimoine, mais aussi de la fraude fiscale aggravée: la direction des finances publiques des Hauts-de-Seine a déposé plainte de ce chef contre Jean-Marie Le Pen et son épouse Jany, comme l'a annoncé une source judiciaire.

la rédaction avec AFP