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Soupçons de financement libyen: Djouhri a entamé une grève de la faim en prison

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Alexandre Djouhri mis en examen vendredi notamment pour faux et usage de faux et corruption active dans le cadre des soupçons sur un financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 a entamé une grève de la faim.

Alexandre Djouhri, écroué après sa mise en examen vendredi dans l'enquête sur des soupçons de financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, a entamé une grève de la faim en prison, a appris l'AFP dimanche de source proche de dossier. L'homme d'affaires franco-algérien, placé en détention provisoire à la prison de Fresnes, dans le Val-de-Marne, s'est déclaré en grève de la faim samedi. Il est suivi médicalement, comme le veut la procédure, selon cette source proche du dossier. Contacté par l'AFP, son avocat maître Pierre Cornut-Gentille a déclaré ne pas avoir "été informé par les autorités de cette grève de la faim".

Faux et usage de faux et corruption active

L'intermédiaire sexagénaire avait été écroué vendredi soir après sa mise en examen, notamment pour faux et usage de faux et corruption active. Souffrant de problèmes de santé, il avait été placé dans le service hospitalier de Fresnes. Réclamé depuis des années par la justice française, il avait été remis jeudi soir aux autorités à son arrivée à l'aéroport de Roissy en provenance de Londres, où il avait été arrêté en janvier 2018 en vertu de mandats d'arrêt européens. 

L'homme d'affaires avait été hospitalisé dans la capitale britannique après une série d'accidents cardiaques. Il y était assigné à résidence après avoir payé 1,13 million d'euros de caution. Proche de l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin puis de l'ex-ministre de Nicolas Sarkozy Claude Guéant, il était très attendu par les magistrats français, les investigations ayant mis au jour plusieurs flux financiers suspects l'impliquant dans l'affaire libyenne.

R.V. avec AFP