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Soupçonné d'avoir envisagé des "projets de coups d'État", le complotiste Rémy Daillet mis en examen

Remy Daillet (c) patiente avant son audience devant le juge des libertés et de la détention, le 16 juin 2021 à Nancy

Remy Daillet (c) patiente avant son audience devant le juge des libertés et de la détention, le 16 juin 2021 à Nancy - - © 2019 AFP

A l'issue de sa garde à vue dans les locaux de la Direction générale de la sécurité intérieure, la figure du complotisme d'ultradroite a été mis en examen. Rémy Daillet conteste toutefois avoir fomenté des actions violentes contre l'Etat.

C'est un nouveau dossier dans lequel son nom apparaît. Rémy Daillet, déjà mis en cause dans l'enlèvement au printemps de la petite Mia, est mis en examen ce vendredi pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et placé en détention provisoire, a appris BFMTV de source judiciaire. Cette mesure fait suite à sa garde à vue qu'il a effectuée dans la locaux de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), où il a été interrogé.

L'autre personne placée en garde à vue a été mise en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et placée sous contrôle judiciaire.

À 54 ans, Rémy Daillet est soupçonné d'avoir envisagé, avec des membres du groupuscule d'ultradroite Honneur et Nation, des "projets de coups d'État et d'autres actions violentes", dont un attentat contre une loge maçonnique de l'est de la France, contre des centres de vaccination, des personnalités ou encore des journalistes. Rémy Daillet est suspecté d'être "le cerveau" de ce groupe, une théorie qu'il réfute.

Responsabilité contestée

"L'opposant politique Rémy Daillet n'a strictement aucun lien ni avec le groupuscule Honneur et nation, ni avec les projets d'attentats que l'on prête à ses membres dont il n'a pas connaissance", a réagi jeudi soir dans un communiqué son avocat, Me Jean-Christophe Basson-Larbi. "Aucun élément objectif ne démontre son implication" dans les différents projets, selon l'avocat.

Depuis le mois de mai, douze personnes appartenant à l'ultradroite ont été mises en examen pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" dans cette affaire.

Mélanie Vecchio avec Ambre Lepoivre