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Septuagénaires retrouvés morts: le gendre déféré pour double homicide volontaire

Le motif du suspect pourrait être l'argent

Le motif du suspect pourrait être l'argent - -

Le gendre du couple de septuagénaires battus à mort à leur domicile de Châteauneuf-de-Gadagne (Vaucluse), à la fin janvier, devait être présenté à la justice mercredi soir pour « double homicide volontaire ».

Le gendre du couple de septuagénaires retrouvé morts chez eux, à Châteauneuf-de-Gadagne (Vaucluse) fin janvier, devait être présenté à un juge d'instruction mercredi soir pour « double homicide volontaire et destruction volontaire par incendie ». Le parquet a requis un mandat de dépôt pour cet homme, qui vit avec la fille des victimes et qui a déjà été condamné pour trafic de stupéfiants.
Monique et Saad Merabet, âgés de 74 et 73 ans, avaient été retrouvés morts le 27 janvier à leur domicile siuté à 18 kilomètres au sud-est d'Avignon. Ils avaient été frappés avec un objet contondant à la tête et intoxiqués par les émanations d'un incendie allumé dans la pièce où ils gisaient.

Le mobile serait l'argent

« Il ne reconnaît pas les faits, mais il y a un certain nombre d'éléments rassemblés par l'enquête qui permettent de l'accuser de ces crimes », a déclaré le procureur de la République à Avignon, Bernard Marchal. Le mobile serait l'argent, a ajouté le procureur, précisant que les victimes « avaient vendu des terrains dont ils étaient propriétaires en Algérie à l'automne 2012 ». A l'époque des faits, la section de recherches de la gendarmerie de Marseille en charge du dossier qualifiait cette affaire de « troublante ». La porte du domicile du couple n'avait en effet pas été fracturée et deux foyers d'incendie avaient été détectés dans deux pièces différentes.
Six personnes, dont des membres de la famille des septuagénaires, avaient été interpellées à Châteauneuf-de-Gadagne et L'Isle-sur-la-Sorgue mardi matin par la gendarmerie, puis placées en garde à vue dans des brigades de la compagnie de gendarmerie d'Avignon. Les cinq autres personnes ont été relâchées.

La Rédaction, avec AFP