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Seine-Saint-Denis: une directrice et une institutrice suspendues pour des actes de violence

Des élèves de maternelle et de primaire auraient été scotchés à leurs chaises à l'école La Rotonde de Lapeyrouse-Mornay (Drôme).

Des élèves de maternelle et de primaire auraient été scotchés à leurs chaises à l'école La Rotonde de Lapeyrouse-Mornay (Drôme). - Damien Meyer - AFP (photo d'illustration).

Des enfants bâillonnés, frappés au visage ou encore attachés... Plusieurs parents d’élèves ont mené une enquête pour mettre en lumière les mauvaises pratiques de plusieurs professeurs, révèle Le Parisien, ce vendredi.

Une directrice et une institutrice de l'école maternelle Paul-Valéry à Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis) ont été suspendues "à titre provisoire" après une enquête de plusieurs mères de famille, raconte ce vendredi Le Parisien. Ensemble, elles ont réuni des preuves afin de dénoncer les maltraitances physiques dont ont été victimes leurs enfants.

C’est Myriam qui a lancé l’enquête. Peu avant la Toussaint, cette mère de famille récupère sa fille en pleurs. "Elle m'a dit qu'elle avait été frappée par sa maîtresse", explique cette maman dans les colonnes du quotidien.

"Le lendemain je suis allée voir la directrice. Elle a nié. Mais en croisant les aides-éducatrices et en leur posant la même question, j'ai vu leur visage se décomposer et là, j'ai compris".

"Je le traite comme un animal"

Elle décide alors de mener l'enquête auprès des autres parents. Les témoignages qu’elle récolte sont édifiants. "Un jour mon fils a été bâillonné avec du ruban adhésif puis attaché à un appareil de motricité", explique Sara au Parisien. "Quand j’ai demandé des explications à la directrice, elle a justifié son geste en disant qu’il tirait la langue." Et d'aller encore plus loin:

"II se comporte comme un animal, je le traite comme un animal."

Dix parents d'élèves ont depuis porté plainte. Les premiers cas remonteraient à 2014. Pour l'heure, l’Education nationale ne souhaite pas commenter l’affaire. Les premiers enfants devraient être entendus ce vendredi par la brigade des mineurs.

E. H.