BFMTV

Seine-Saint-Denis: un lycéen meurt après avoir été poignardé

Un insigne de la police nationale (image d'illustration).

Un insigne de la police nationale (image d'illustration). - PATRICK KOVARIK / AFP

Le jeune homme avait été poignardé dans la nuit du 17 au 18 novembre, près de son domicile, à Saint-Ouen.

Un jeune homme de 19 ans poignardé la semaine dernière a succombé à ses blessures ce week-end, un décès qui provoque l'émoi dans son lycée d'Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, où était aussi scolarisé Kewi, 15 ans, tué début octobre aux Lilas, a-t-on appris lundi de sources proches de l'enquête.

Le jeune homme avait été poignardé dans la nuit du 17 au 18 novembre, près de son domicile, à Saint-Ouen. Les secours l'avaient retrouvé, inconscient, vers 1H00 du matin. Peu avant les faits, il avait rendez-vous avec "un ami" en bas de son immeuble, selon l'une de ces sources.

Un contexte de rivalités entre quartiers

Transporté à l'hôpital, il souffrait de plusieurs plaies, dont une au coeur, a précisé une autre source. Il est mort dans la nuit de vendredi à samedi, près d'une semaine après son agression. L'enquête, ouverte pour homicide, a été confiée à la police judiciaire de Seine-Saint-Denis.

Sa mort intervient moins de deux mois après celle de Kewi, poignardé le 4 octobre en marge d'un cours d'EPS aux Lilas, dans un contexte de rivalités entre quartiers des Lilas et du Pré-Saint-Gervais, où il vivait.

A ce stade, "il n'y a aucun lien" entre les deux agressions, a expliqué l'une de ces sources. "Rien ne dit" que les deux jeunes hommes se connaissaient, a-t-elle ajouté. Aucune piste n'est privilégiée pour l'heure.

Les enseignants demandent plus de moyens

Lundi, après ces deux drames, plusieurs enseignants du lycée d'Alembert et membres du personnels ont fait valoir leur droit de retrait.

"Nous demandons plus de moyens humains", a dit l'un d'eux, qui préfère rester anonyme. "Depuis le début de l'année, il y a plusieurs incidents dans et aux abords de l'établissement. On est constamment à gérer la bagarre ou l'alarme qui se déclenche, les problèmes dans les classes", ajoute-t-il. "Ce climat ne nous permet pas de faire notre travail en sérénité".

La victime, prénommée Djadje, était le cousin d'Assa Traoré, la soeur d'Adama, jeune homme mort lors de son interpellation par les gendarmes dans le Val-d'Oise en 2016.

"Ces violences, cette haine destructrice doivent cesser", a écrit la jeune femme sur Facebook. "Je ne veux plus jamais qu'elle soit légitime dans nos quartiers, aux yeux de qui que ce soit", ajoute-t-elle, appelant à une marche blanche, samedi à Saint-Ouen. 

Cy.C avec AFP