BFMTV

Seine-Saint-Denis: la garde à vue des huit policiers de Pantin levée

L'IGPN (PHOTO D'ILLUSTRATION)

L'IGPN (PHOTO D'ILLUSTRATION) - Stéphane de Sakutin - AF

Ces fonctionnaires, notamment soupçonnés de violences volontaires et de détention de stupéfiants, étaient entendus depuis mercredi dans les locaux de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN).

Les gardes à vue de huit policiers de Pantin (Seine-Saint-Denis), soupçonnés notamment de violences volontaires et détention de stupéfiants, ont été levées ce vendredi matin, a appris l'Agence France-Presse (AFP) auprès du parquet de Bobigny.

Ces huit fonctionnaires, membres de la brigade territoriale de contact de Pantin, avaient été placés en garde à vue mercredi matin dans les locaux de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN).

L'enquête, qui "se poursuit en préliminaire", a été ouverte par le parquet de Bobigny en avril 2020 et confiée à l'IGPN.

Des faits survenus en 2020

Jeudi, leurs gardes à vue pour "violences volontaires par personnes dépositaires de l'autorité publique, faux en écritures publiques, arrestation arbitraire, et détention de stupéfiants" avaient été prolongées de 24 heures supplémentaires.

Selon une source proche de l'enquête, ces policiers doivent répondre de "faits survenus tout au long de 2020".

Les faits ont été "portés à la connaissance de l'autorité judiciaire" par la Préfecture de police de Paris, a indiqué cette institution.

Plusieurs affaires en Seine-Saint-Denis

Cette nouvelle affaire intervient alors que le département de Seine-Saint-Denis a été frappé par le scandale de la compagnie de sécurisation et d'intervention (CSI). Cette unité controversée est visée par une quinzaine d'enquêtes pour des faits de vol, de violences, de détention de drogue et de faux en écriture publique.

Quatre policiers ont été mis en examen en juillet 2020, mais une vingtaine de fonctionnaires au total sont mis en cause.

Le préfet de police de Paris, Didier Lallement, avait annoncé la dissolution de la CSI 93, finalement réorganisée et replacée sous l'autorité de la CSI de Paris.

F.B. avec AFP