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Seine-Saint-Denis: l'enquête sur la mort d'un homme étranglé lors de son arrestation confiée à un juge

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Un policier avait pratiqué un "étranglement" pour maîtriser l'individu alors qu'il tentait de s'introduire chez son ex-épouse

Un juge d'instruction va enquêter sur les causes de la mort d'un homme de 36 ans qui a succombé, selon l'autopsie, à une "asphyxie mécanique" après son interpellation en Seine-Saint-Denis, a-t-on appris ce mercredi auprès du parquet de Bobigny.

Son décès avait été constaté à Drancy dans la nuit du 23 au 24 mai. Un policier avait pratiqué un "étranglement" pour le maîtriser alors qu'il tentait de s'introduire chez son ex-épouse, selon un communiqué du parquet du 24 mai.

L'analyse toxicologique "a par ailleurs révélé que la somme des toxicités de l'alcool et de la cocaïne retrouvés dans le sang de l'homme a pu être à l'origine d'une intoxication aiguë", a-t-il ajouté.

Un juge d'instruction nommé

Le parquet, qui avait saisi l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), a décidé que l'enquête pour "recherche des causes de la mort" se poursuivrait sous l'autorité d'un juge d'instruction. Les fonctionnaires intervenus cette nuit-là n'ont pas été suspendus, selon une source policière.

Dans son communiqué du 24 mai, le parquet avait rapporté que trois policiers avaient tenté "d'interpeller l'homme qui se débattait. L'un d'eux pratiquait alors un étranglement qui permettait de maîtriser le mis en cause", qui "sombrait rapidement dans l'inconscience". 

Le parquet ajoutait que l'homme devait être jugé fin mai pour des "faits de violences conjugales sur la personne de son ex-conjointe". Il avait été placé sous contrôle judiciaire avec l'interdiction d'entrer en contact avec elle ou de se présenter à son domicile. Cette dernière a expliqué la semaine dernière avoir appelé la police pour que le trentenaire - qui avait des problèmes d'addiction et ne supportait pas la séparation - soit "placé en cellule de dégrisement". 

Cyrielle Cabot avec AFP