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Seine-et-Marne: soupçons de viols dans une famille d’accueil

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Un couple d’assistants familiaux a été mis en examen la semaine dernière en Seine-et-Marne après des soupçons de viols et d’agressions sexuelles sur des mineurs accueillis par la famille.

Une quinzaine d'enfants auraient été abusés par le père de famille. Cet homme de 55 ans a été mis en examen la semaine dernière pour viol et agressions sexuelles, révèle Le Parisien. Sa compagne de 55 ans est quant à elle poursuivie pour non dénonciation de crime. Des faits qui se seraient déroulés sur une période de dix ans, entre 2006 et 2016, alors que le couple accueillait des mineurs et des jeunes majeurs dans le cadre de la protection de l'enfance. Le couple avait d'ailleurs créé une association d'assistants familiaux.

Placé en garde à vue, le père de famille a nié les faits mais sa compagne aurait reconnu avoir assisté à plusieurs scènes d'attouchements. L'enquête, menée par la sûreté départementale de Seine-et-Marne a été ouverte l'été dernier après plusieurs signalements indiquant que l'homme avait "agressé sexuellement six mineurs". "Les premières investigations ont fait apparaître qu'une dizaine d'autres mineurs, accueillis au sein de ce foyer, avaient été la cible des mêmes agissements", indique une source proche de l'enquête au Parisien.

Plusieurs signalements sans suite

Plusieurs mineurs ont été entendus par les enquêteurs, certains ont ont confié avoir subit des agressions sexuelles, d'autres ont indiqué avoir été consentants.

Au début des années 2010 une autre enquête de ce type aurait déjà été déclenchée mais sans donner lieu à des poursuites. Plusieurs signalements avaient par ailleurs été établis par plusieurs travailleurs sociaux de l'Aide sociale à l'enfance, sans qu'une enquête ne soit déclenchée par le conseil départemental, qui gère cette organisation. L'enquête s'attachera notamment à comprendre pourquoi des investigations n'ont pas été déclenchées plus tôt. A l'issue de sa mise en examen, l'homme a été incarcéré. Son épouse a été placée sous contrôle judiciaire. 

C. B