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"Secret des affaires": un collectif demande à Hollande de ne pas valider la directive

Selon François Hollande, le réseau des attentats de Paris et Bruxelles "en voie d'être anéanti".

Selon François Hollande, le réseau des attentats de Paris et Bruxelles "en voie d'être anéanti". - Capture BFMTV

Un collectif européen de journalistes, associations, ONG, lanceurs d'alerte et syndicats, à l'origine d'une pétition contre la directive européenne sur le "secret des affaires, demande ce vendredi à François Hollande, de "ne pas la valider en l'état".

"Avec plus de 580.000 citoyens européens, nous vous demandons de ne pas valider cette directive en l'état", écrit un collectif, défavorable à la directive européenne sur le "secret des affaires" adoptée par le Parlement européen le 14 avril, et dont font partie les ONG et associations Attac, Les Amis de la terre, Les Economistes atterrés, Transparency International ou la Ligue des droits de l'homme, ainsi que des syndicats (Solidaires, CFE-CGC, Confédération paysanne ou SNJ-CGT...).

Une directive défavorable aux lanceurs d‘alerte

"Il nous semble notamment indispensable que la définition du secret des affaires soit davantage précisée et que l'illégalité de l'obtention, de l'usage ou de la publication d'un secret d'affaires soit limitée aux fins financières, commerciales ou concurrentielles", déclare le collectif dans une lettre ouverte au président de la République. "Le procès d'Antoine Deltour, Raphaël Halet (les lanceurs d'alerte) et d'Edouard Perrin (le journaliste) dans l'affaire LuxLeaks est la parfaite illustration des dangers de cette directive", poursuit le collectif, en rappelant que le procureur a requis des amendes pour les trois prévenus, ainsi que 18 mois de prison ferme pour les deux lanceurs d'alerte en se référant entre autres à cette directive.

A.M avec AFP