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Sarkozy : des confusions entre Bettencourt et Betancourt

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Selon "Le Figaro", le juge Gentil, qui a auditionné Nicolas Sarkozy à Bordeaux, jeudi, a confondu les noms de Liliane Bettencourt et Ingrid Betancourt, dans les agendas de l'ancien président.

Le juge Gentil se serait-il fait avoir par des homonymes aux orthographes différentes ? C'est en tout cas ce qu'avance Le Figaro, vendredi.

Le juge d'instruction, qui a convoqué Nicolas Sarkozy pour l'interroger dans le cadre de l'affaire Bettencourt, et qui n'a finalement retenu contre l'ancien chef de l'Etat que le statut de "témoin assisté" - au terme d'une longue journée d'audition à Bordeaux - se serait trompé dans sa lecture des agendas de l'ancien président.

Ingrid ou Liliane ?

En effet, le magistrat souhaitait questionner Nicolas Sarkozy sur de prétendus rendez-vous secrets avec l'héritière de L'Oréal, afin de savoir s'ils n'avaient pas été entourés de la remise d'importantes sommes d'argent, qui auraient pû financer la campagne de 2007 de l'ex-président.
Pour vérifier ces accusations, le juge Gentil avait notamment fait saisir, lors d'une perquisition, au début de l'été, les agendas officiels et privés de Nicolas Sarkozy, datés de 2007 à 2009.

Or, problème : selon le journal, le nom de Liliane Bettencourt aurait été confondu avec celui d'Ingrid Betancourt, ancienne otage des Farc en Colombie, libérée en juillet 2008, sous la présidence Sarkozy, dans ces agendas, par le juge Gentil.

Si cette confusion s'avère effective, elle pourrait permettre à Nicolas Sarkozy de se proclamer innocent dans cette affaire.

"C'est une honte"

Sur Europe 1, vendredi matin, Thierry Herzog, l'avocat de Nicolas Sarkozy, a appuyé les informations du quotidien. "C'est sur un tableau qui est fait où très curieusement on indique que Nicolas Sarkozy a reçu la famille Betancourt, B-E-T-A-N-C-O-U-R-T", a-t-il expliqué.

"Le juge fait cette mention entre parenthèses : 'nom mal orthographié'. Allons, allons, le nom est bien orthographié, il s'agissait de la famille d'Ingrid Betancourt car à peine un mois après son accession à l'Elysée, le président de la République n'a qu'une obsession, celle de pouvoir obtenir la libération d'un otage français", a poursuivi Thierry Herzog.

Et de lancer : "Et venir lire comme nous l'avons lu pendant des mois qu'il y avait des rendez-vous secrets à l'Elysée, que Nicolas Sarkozy s'était immiscé dans l'affaire Bettencourt, B-E-T-T-E-N-C-O-U-R-T, c'est une honte. Le juge Gentil l'a reconnu et l'a acté".