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Sans affectation depuis la rentrée, des lycéens redoublants attaquent l'Education nationale en justice

Un lycéen passe son bac en juin 2017.

Un lycéen passe son bac en juin 2017. - Martin BUREAU / AFP

La dizaine de lycéens concernés veulent forcer l'Education nationale à leur attribuer une place dans un établissement.

Une dizaine de lycéens redoublants n'ayant toujours pas d'affectation dans un établissement ont décidé d'attaquer en justice l'Education nationale pour forcer l'institution à leur attribuer une place, a indiqué la FCPE 92 ce vendredi. L'audience en référé (procédure d'urgence) doit se tenir le 13 novembre.

"A quoi peut bien servir la lutte contre le décrochage scolaire, lorsque la Direction des services départementaux de l'Education nationale organise elle-même, de fait, ce décrochage en abandonnant les redoublants de terminale?", s'est interrogée la fédération de parents d'élèves dans un communiqué cette semaine.

"Avoir des jeunes sans aucune solution (...) est hallucinant, près de trois mois après la rentrée", a estimé Abdelkrim Mesbahi, président de la FCPE 92 qui soutient la démarche des lycéens concernés.

200 élèves non affectés dans le Val d'Oise

Le rectorat de Versailles avait assuré mercredi que la situation avait été "réglée" en début de semaine et qu'une affectation avait été "proposée à chacun d'entre eux". Ce qu'a démenti Delphine Krust, l'avocate des lycéens ayant déposé des recours. Elle parle de plusieurs cas réglés, mais "d'autres cas" sont apparus depuis.

Le rectorat a précisé comprendre que "ces situations individuelles so(ie)nt difficiles à vivre pour les familles".

"On a le sentiment que l'Education nationale, depuis nos recours, tente d'affecter les élèves afin d'éviter une condamnation par le juge", a tancé Me Krust. "J'espère que ça ne se fera pas au détriment d'autres élèves dans la même situation mais qui n'ont pas effectué de recours", a-t-elle ajouté.

Et de souligner que le temps presse, les inscriptions en candidat libre au baccalauréat se terminant "le 22 novembre". Le problème était criant dans le Val-d'Oise, avec quelque "200 élèves sur le carreau" fin septembre mais la situation de la plupart d'entre eux a depuis été réglée, selon la Fédération. En Seine-Saint-Denis, "au minimum 63 lycéens" seraient toujours concernés, selon la FCPE 93. 

Cy.C avec AFP