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Rillieux-la-Pape: après les violences "intolérables" du week-end, Gérald Darmanin attendu sur place

Dans la nuit de samedi à dimanche, plusieurs véhicules ont été incendiés, dont l'un a été projeté contre une église. Des pompiers ont été également été pris pour cible par des callaissages.

Après les débordements ce week-end, à Rillieux-la-Pape, le ministre de l'Intérieur a réagi sur son compte Twitter. Dans son message, il dénonce les violences "intolérables" commises dans la nuit de samedi à dimanche.

"Une église a été prise pour cible dans le cadre de violences urbaines commises à Rillieux-la-Pape. Total soutien aux catholiques et aux sapeurs pompiers pris à partie alors qu’ils éteignaient l’incendie", écrit le ministre, qui annonce se rendre sur place ce lundi soir.

Des jets de boules de pétanque

Dans la nuit de samedi à dimanche, des violences ont éclaté dans cette commune au nord-est de Lyon. Au total, onze véhicules ont été incendiés, indique une source policière à BFMTV.

L'un d'eux a été poussé contre la façade de l'église Saint-Pierre-Chanel, le feu se propageant ensuite à l'édifice. Sous l'effet de la chaleur, deux vitres du bâtiment se sont brisées.

Parmi les dégâts recensés, un local municipal a aussi été forcé et deux abribus ont été dégradés, selon la même source, qui précise qu'il n'y a eu aucune interpellation.

Un "commando criminel"

Lors de leur intervention, les pompiers ont également visés par des jets de projectiles. "On a un véhicule qui a été gravement déterioré. Il y a sept impacts assez profonds de boules de pétanques", indique Rémy Chabbouh, secrétaire général Sud Pompiers 69.

"Là, où auparavant les personnes étaient cachées dans les bosquets pour s'en prendre aux sapeurs-pompiers, elles se sont retrouvées ouvertement face aux pompiers pour en découdre avec eux", déplore ce soldat du feu, qui constate une augmentation des violences contre les pompiers.

Sur sa page Facebook, le maire de Rillieux-la-Pape, Alexandre Vincendet, a pour sa part dénoncé "un commando criminel d'une dizaine de personnes vêtues de noir et cagoulées afin de ne pas être reconnues par les caméras de vidéo-protection" à l'origine de violences "intolérables, inqualifiables et révoltantes".

Benjamin Rieth Journaliste BFM Régions