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Retraitée décapitée à Agde: le suspect mis en examen, le procureur liste de nombreux éléments à charge

Un homme de 51 ans, souffrant de troubles de la mémoire, a été interpellé jeudi soir au lendemain des faits.

Trois jours après les faits, l'enquête a avancé. Après l'interpellation jeudi soir d'un homme suspecté d'avoir tué et décapité une septuagénaire à Agde mercredi, Raphaël Balland, procureur de la République de Béziers, a fait le point sur la situation, en donnant une conférence de presse ce samedi. L'occasion d'annoncer que le principal suspect a été mis en examen et placé en détention provisoire, en raison des "nombreux éléments qui le mettent gravement en cause" selon les propos du magistrat.

De nombreux éléments à charge

Au nombre de cinq, ces éléments consistent en les images d'une vidéosurveillance qui se trouvait au domicile de la victime, "qui montrent un homme lui correspondant avec un masque chirurgical, des gants en latex et un grand couteau". Puis, l'homme de loi a évoqué l’expertise effectuée par le laboratoire de le police scientifique de Marseille qui a permis d’identifier "l'ADN de la victime mélangé à l'ADN du suspect sur les gants en latex retrouvés".

Autre élément à charge contre le suspect, l’ADN de la victime a également "été retrouvé sur des traces de sang sur des chaussures saisies lors de la perquisition chez le suspect, les mêmes que celles portées par individu sur les vidéos." Ont également été évoqués "les sacs de course et de victuailles qui correspondent aux achats effectués par la victime" qui ont été retrouvés chez le suspect.

Finalement, Raphaël Balland a assuré que le véhicule du suspect avait été "enregistré par la vidéosurveillance à proximité immédiate du domicile de la victime" aux horaires qui correspondent avec le drame.

Troubles de la mémoire

Jusqu'à aujourd'hui, aucune piste n'était privilégiée dans les investigations rendues difficiles par l'état de santé du suspect qui dit souffrir de troubles de la mémoire et ne plus se rappeler des faits qui lui sont reprochés. Cet homme de 51 ans dit bénéficier de traitements médicamenteux en raison de troubles neurologiques, n'ayant selon lui plus de mémoire à court terme, consécutivement à un traumatisme crânien qui l’aurait plongé dans un coma d'une semaine en 2017.

"Au domicile du suspect, les enquêteurs ont retrouvé de très nombreux post-it qui lui servaient selon lui de pense-bête pour se rappeler de ce qu’il devait faire chaque jour à différents moments de la journée, ‘telle heure je dois faire ci, telle heure je dois faire ça’, qui étaient un peu partout dans sa maison", a énuméré le procureur.

De plus, Raphaël Balland a affirmé que la femme du quinquagénaire a elle-même évoqué "des problèmes neurologiques importants qui lui provoquent d’importants troubles de la mémoire depuis quelques années."

"Il affirme être régulièrement suivi par un psychiatre et un psychologue à Agde. Le jour même des faits, en fin de matinée, il avait bénéficié d’une consultation accompagné par son épouse chez son psychologue. Il était sorti de son psychologue quand il aurait commis les faits quelques heures plus tard."
https://twitter.com/Hugo_Septier Hugo Septier Journaliste BFMTV